Dossier n°1040

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Les Justes

Année de nomination : 1976
Françoise Froment Senejoux
Année de nomination : 1976
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Directrice de l’hôpital Sainte-Marguerite

Localisation Ville : Nice (6000)
Département : Alpes-Maritimes
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur

Personnes sauvées

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 18 Septembre 1977

L'histoire

Françoise Froment était la directrice de l’hôpital Sainte-Marguerite, un établissement privé, à Nice. En 1941, à soixante-huit ans, elle prit le risque d’hospitaliser Markus Fridberg. Ce réfugié juif autrichien se faisait soigner depuis longtemps à Sainte-Marguerite, mais son état ne nécessitait pas l’hospitalisation. Ce qui n’empêcha pas la directrice de lui délivrer des certificats attestant d’une maladie grave. Le réfugié n’ayant que des moyens limités, Françoise Froment se contenta d’un paiement minime. Lorsqu’un gendarme vint arrêter Markus Fridberg pour le déporter vers un camp de concentration, elle s’y opposa avec véhémence, soutenant qu’il était trop malade pour qu’elle le laisse sortir de l’hôpital. En août 1942, alors que commençait dans le sud de la France la déportation des Juifs – et notamment des Juifs étrangers – la femme et les enfants de Markus Fridberg firent appel à l’aide de la directrice. Elle mit deux chambres d’hôpital à leur disposition. Lorsque ce ne fut plus possible, Françoise Froment les hébergea chez elle, malgré le danger qu’elle faisait courir à sa propre famille. Les Allemands occupèrent Nice en septembre 1943. La directrice mit alors les Fridberg dans une ambulance en partance pour la frontière espagnole, où un passeur les attendait. Les garde-frontières français leur refusèrent le passage et ils durent revenir chez Françoise Froment, qui vint à leur secours une fois de plus. Elle loua à leur intention un appartement à Tarare, dans le Rhône. Hana Fridberg, la fille de Markus, raconta dans son témoignage après la guerre que la vieille dame leur avait demandé une somme symbolique – bien inférieure aux frais encourus – pour leur éviter de se sentir embarrassés.

Le 29 avril 1976, l’Institut Yad Vashem de jérusalem a décerné à Françoise Froment le titre de Juste parmi les Nations. 

Cérémonie

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