Dossier n°10425 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2004

Antoine Thomas

Année de nomination : 2004
Date de naissance : 17/11/1899
Date de décès : 15/01/1979
Profession : Epicier

Marie Thomas Labeye

Année de nomination : 2004
Date de naissance : 09/12/1900
Date de décès : 03/12/1950
Profession : Epicière

    Localisation Ville : Yenne (73170)
    Département : Savoie
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    L'histoire

    Antoine Thomas
     

    Marie Thomas
    Marie et Antoine Thomas étaient épiciers à Yenne (Savoie) et avaient deux filles, Jeannine et Michelle. De nombreux réfugiés juifs y avaient été assignés à résidence, dont la famille Lindenfeld qui avait fui les rafles de Paris. Les Thomas ont hébergé à titre gracieux Florette Lindenfeld, de l’âge de leurs filles, et l’ont considérée comme leur troisième enfant. Pendant son séjour, Florette partagea le lit de Jeannine. Elle fut scolarisée et intégrée aux enfants du village. Les Thomas l’ont cachée jusqu’à la Libération. Ils avaient aussi loué une chambre à un couple réfugié à Yenne, des personnes âgées d’origine juive, les Etlinger, qui avaient logé  avec leurs deux filles adultes et leur petite-fille, Micheline Rozenbaum, un bébé de cinq mois. En juin 1944, la mère de Micheline et sa tante étaient parties rendre visite à son père qui travaillait à Chambéry. Au cours de cette visite, tous les trois avaient été arrêtés et déportés. Seules les deux femmes sont revenues de déportation. Informés de cette arrestation, Marie et Antoine assurèrent la protection des grands-parents, le couple Etlinger, et de Micheline et les mirent aussitôt à l’abri dans une ferme isolée dite La Faverge. Ils s’y sont cachés  jusqu’à la Libération. Après leur départ, les Thomas proposèrent d’héberger une autre fillette juive, Fernande Wagman, dont les parents étaient cachés chez des voisins, les Chagnon*, mais qui voulaient disperser la famille pour des raisons de sécurité et ne pas trop peser sur leurs hôtes. Fernande resta chez les Thomas pendant quelques jours mais retourna se cacher avec ses parents, n’ayant pas supporté la séparation. Le couple avait participé au sauvetage de cinq personnes en danger.      

    Le 10 novembre 2004, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marie et Antoine Thomas le titre de Juste parmi les Nations. 

     

    Documents annexes

    Invitation  cérémonie ThomasInvitation cérémonie Thomas
    3 janvier 2014 09:22:01

    Articles annexes

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