Dossier n°10533 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2009

Jean-Aimé Moussaron

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 11/09/1870
Date de décés : 10/03/1956
Profession : Archevêque d’Albi de 1940 à 1956

Localisation Ville : Albi (81000)
Département : Tarn
Région : Occitanie

L'histoire

Jean-Aimé MOUSSARON

Jean-Aimé Moussaron était l’archevêque d’Albi dans le département du Tarn pendant la guerre. Tout comme les archevêques Saliège, Gerlier et Théas, durant l’été 1942, l’archevêque Jean-Aimé Moussaron publia une lettre de protestation contre le traitement inhumain infligé aux Juifs par le Régime de Vichy et il ordonna aux ecclésiastiques de son département d’aider à cacher les enfants juifs. C’est ainsi que Jeanne Ramade accueillit six fillettes juives dans son couvent, bien que les inscriptions soient officiellement terminées. Elle a ainsi suivi les instructions de son supérieur hiérarchique en soulignant que c’était pour elle « une obligation morale ».

En 1942, l’archevêque Jean-Aimé Moussaron baptisa toute la famille Zénatti pour les protéger et les aida à trouver un abri sûr. Emile Zénatti, sa femme et ses deux enfants, Claude né en 1928 et Arlette née en 1931, habitaient à Paris au début de la guerre. Quand il devint dangereux de rester dans la capitale, Emile Zénatti prit contact par un ami commun avec Simone Bondurand (Soeur Suzanne Marie en religion), qui travaillait dans un hôpital. Lors de la cérémonie du baptême, Simone Bondurand joua le rôle de la marraine de la petite Arlette Zénatti.

En 1944, Simone Bondurand prévint les Zénatti qu’une rafle allait se dérouler. Elle hébergea les quatre membres de la famille ainsi qu’une tante dans son hôpital pendant quelques jours. Puis ils furent dispersés dans différentes cachettes. Madame Zénatti et Arlette furent envoyées dans un couvent du Sacré-Coeur à Valence-d’Albigeois. Claude fut conduit à l’école Saint-Etienne à Valence d’Albigeois sous le faux nom de Claude Grange. Il fut pris en charge par le Père Raoul Manen, qui travaillait dans le pensionnat et cachait d’autres enfants juifs dont Pierre Dawny né en 1937. Il s’en occupa jusqu’à la Libération, s’assurant que personne ne connaissait leur véritable identité et ne demanda jamais aucune compensation financière pour ses actes de sauvetage. Le reste de la famille trouva d’autres cachettes grâce à Jean-Aimé Moussaron.

Claude Zénatti et sa famille survécurent ainsi que Pierre Dawny. Tous doivent leur vie à l’archevêque Jean-Aimé Moussaron, au Père Raoul Manen et à Simone Bondurand, qui ont agi par conviction religieuse. Malgré les risques encourus, ils étaient déterminés à aider les persécutés.

Le 21 juillet 2009, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Jean-Aimé Moussaron.

Monseigneur Moussaron avec Soeur Suzanne Marie

Cérémonie

Documents annexes

Article de presse - Bulletin mensuel diocésain Article de presse – Bulletin mensuel diocésain
21 octobre 2013 17:32:21
Invitation cérémonie Moussaron Invitation cérémonie Moussaron
21 octobre 2013 17:31:19

Articles annexes