Dossier n°10537

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Les Justes

Année de nomination : 2005
Suzanne Merlette Lefebvre
Année de nomination : 2005
Date de naissance : 21/06/1916
Date de décés : //
Profession : mère de 2 enfants

Localisation Ville : Maignelay-Montigny (60420)
Département : Oise
Région : Hauts-de-France

Personnes sauvées

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 01 Février 2006

L'histoire

Suzanne Merlette, lavandière, résidait avec ses deux filles, Annie, 7 ans, et Guislaine, 2 ans, à Montigny (Oise). Son mari était prisonnier de guerre en Allemagne et ne revint de captivité qu’à la fin des hostilités. En 1942, une voisine lui demanda si elle pouvait héberger un petit garçon juif. Elle hésita mais comme elle ne pouvait « pas sentir un enfant malheureux …et qu’on ne lui a pas mis une brique à la place d’un cœur », elle accepta. Joseph Gerson, Juif d’origine salonicienne établi à Paris, lui confia son fils Robert, 7 ans, en septembre 1942. La situation des Juifs devenant de plus en plus dangereuse, les Gerson demandèrent à Suzanne d’héberger leur fille Janine, 4 ans. Elle se rendit à Paris recueillir la fillette qui, traumatisée par la séparation de ses parents, n’arrêta pas de pleurer pendant tout le voyage. Ses cris risquaient d’alerter la police, et pour Suzanne, ce voyage se déroula dans la peur de se faire arrêter. Pendant deux jours, Janine ne voulut rien entendre. Elle et son frère restèrent pourtant cachés chez Suzanne pendant deux ans. Robert fut scolarisé et l’instituteur qui était aussi secrétaire de mairie « se chargea de tout ». Pour la sécurité des enfants, elle demanda à leurs parents de les faire baptiser. M. Gerson lui répondit «Faites tout ce qu’il faut, pourvu que vous sauviez mes enfants». Pour le ravitaillement, Suzanne fit des prouesses grâce à son jardin potager, l’aide de la boulangère et celle d’un oncle boucher. Suzanne avait caché aussi d’autres enfants juifs mais pendant des périodes plus courtes. M. Gerson, arrêté en février 1944, fut déporté et assassiné dans l’Est. A la Libération, Robert et Janine rentrèrent chez leur mère mais mirent une chape sur la période de la guerre. Récemment, ils ont renouvelé les liens avec Suzanne pour lui exprimer leur reconnaissance.       

Le 3 mars 2005, l’Institut Yad Vashem de jérusalem a décerné à Suzanne Merlette le titre de Juste parmi les Nations.

 

Documents annexes

Extrait du récit Extrait du récit
22 novembre 2014 16:33:20
Invitation cérémonie Merlette Invitation cérémonie Merlette
22 novembre 2014 16:32:56

Articles annexes

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