Dossier n°10574

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Les Justes

Année de nomination : 2005
Clémentine Riccobono Giordan
Année de nomination : 2005
Date de naissance : 15/08/1882
Date de décés : 12/12/1962
Profession : institutrice à la retraite

Localisation Ville : Nice (6000)
Département : Alpes-Maritimes
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur

Personnes sauvées

Cérémonies

    Date de Cérémonie de reconnaissance: 26 Septembre 2006


    Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


    L'histoire

    Clémentine Riccobono vivait seule à Nice quand les Allemands envahirent la zone italienne en septembre 1943. Elle était institutrice à la retraite et avait perdu son mari, adjoint au maire de Nice, un an auparavant. Le couple n’avait pas eu d’enfants. Les Konopnicki, Juifs polonais réfugiés de Metz à Nice, étaient ses locataires. Dans le tout petit appartement d’une pièce-cuisine qu’elle leur louait vivaient Raphaël Konopnicki et sa femme, sa fille Marlène, 8 ans, ainsi que ses beaux-parents. Les parents de Raphaël, son frère, sa femme et leurs beaux-parents ainsi que deux autres beaux-frères habitaient un meublé à proximité. Avertis par leur propriétaire que la Gestapo perquisitionnait dans les immeubles, ces derniers vinrent se réfugier chez Raphaël. Douze personnes se partagèrent ainsi un espace très réduit. Pour la nuit, ils étalèrent des matelas par terre et dormirent serrés l’un contre l’autre comme des sardines. Voyant la situation, Clémentine mit alors spontanément à la disposition des fugitifs une partie de son propre appartement. Elle les hébergea à titre gracieux jusqu’à ce qu’ils trouvent une solution plus durable. Elle aimait beaucoup Marlène, l’entourant d’une patiente sollicitude. Catholique fervente, elle s’étonnait de son ignorance en matière de religion. Elle avait aussi une autre locataire réfugiée d’Alsace avec sa fille. En offrant le gîte à des Juifs pourchassés en dépit des dangers, elle les a sauvés de la déportation.   

    Le 11 mai 2005, Yad Vashem a décerné à Clémentine Riccobono le titre de Juste des Nations.

     

    Le témoignage

    Raphaël Konopnicki ( né en 1915 en Pologne) et Rose Hoffnung (née en 1913 en Allemagne) se marient en 1935 à Metz. Naturalisés français, ils ont trois enfants. Très jeune, Raphaül Konoponicki participe à la lutte contre le nazisme. En 1933, il sera le fondateur de la LICA qui deviendra la LICRA. Mobilisé en 1940 avec ses deux frères aînés, il parvient à franchir la ligne de démarcation. Raphaül Konopnicki rejoint la Résistance suite à l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle. La famille Konopnicki s’installe à Nice chez Mme Riccobono. En septembre 1943, la zone sud est occupée par les Allemands, Mme Riccobono cède une pièce de sa maison à la famille Konopnicki malgré le danger. D’autres membres de la famille vont les rejoindre, ils seront douze personnes réfugiées chez Clémentine Riccobono. En mars 1944, la petite Marlène Konopnicki est placée avec son grand-père près de Cannes dans la pension de Valentine et Edmond Deneuve. Ils accueillent généreusement la petite et son grand-père en qualité de jardinier. Leur maison est un refuge pour d’autres enfants en détresse.

    Documents annexes

    Invitation cérémonie Invitation cérémonie
    27 octobre 2018 23:03:44

    Articles annexes

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