Dossier n°10694 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Lucien Henri Schmitt

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 12/06/1884
Date de décès : //
Profession : Antiquaire

Louise Joséphine Schmitt Vadez

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 18/01/1886
Date de décès : //
Profession : Antiquaire
    Localisation Ville : Paris (75018)
    Département : Paris
    Région : Ile-de-France

    Lieu de mémoire

    L'histoire

    Lucien et Louise Schmitt en 1950

    Lucien et Louise Schmitt en 1950

    Lucien et Louise Schmitt, des antiquaires, habitaient à Paris dans le 16ème  arrondissement et parmi leurs voisins il y avait une famille juive, les Libermanas. En août 1941, Monsieur Libermanas fut arrêté et envoyé à Drancy, d’où il fut ensuite déporté vers Auschwitz. Madame Libermanas, qui était enceinte, resta seule pour s’occuper de ses quatre enfants, Roger âgé de 8 ans, Raymonde âgée de 6 ans, Simon âgé de 5 ans et Jacques âgé de 2 ans. Les Schmitt prirent toute la famille Libermanas sous leur aile et les aidèrent autant qu’ils le purent au quotidien. Quand la situation des Juifs s’aggrava, les Schmitt aidèrent les enfants Libermanas à quitter Paris et à se cacher à Orthez dans les Pyrénées Atlantiques dans les familles Privat, Lassoureille et Autaà.

    Le 19 mars 1942, Madame Libermanas donna naissance à un garçon prénommé Roland. Lui et sa mère furent cachés dans le modeste appartement des Schmitt jusqu’à la Libération.  Le couple n’avait pas d’argent pour chauffer l’appartement et les conditions de vie difficiles affectèrent Roland pour le restant de sa vie. Lucien et Louise avaient de très faibles revenus mais ils partagèrent avec leurs protégés le peu qu’ils avaient avec tout leur cœur. Madame Libermanas avait peur de quitter l’appartement craignant d’être dénoncée.

    Après la guerre, la famille Libermanas fut de nouveau réunie et garda des relations amicales avec ses sauveurs et assista au cinquantième anniversaire de mariage de Lucien et Louise Schmitt.

    Le 20 février 2006, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné, à Monsieur Lucien Schmitt et à son épouse Madame Louise Schmitt, le titre de Juste parmi les Nations.

     




    Mis à jour il y a 5 mois.