Les Justes
Mélanie (Chaume) Perrier
Année de nomination : 2008Date de naissance : 02/10/1881
Date de décès : 20/10/1962
Profession : Propriétaire du café du village
Pierre Perrier
Année de nomination : 2008Date de naissance : 20/07/1876
Date de décès : 18/09/1955
Profession : Entrepreneur en bâtiment
Simonne (Château) Perrier
Année de nomination : 2008Date de naissance : 17/12/1925
Date de décès : //
Profession : Ouvrière coiffeuse
Département : Haute-Vienne
Région : Nouvelle-Aquitaine
Personnes sauvées
Cérémonies
L'histoire
- Mélanie et Pierre Perrier
- Simone Perrier et son mari
Les grands-parents Maliniak, Abraham et Ruchla, originaires de Pologne, ont huit enfants. Après un passage à Francfort, où naîtront sept d’entre eux entre la fin des années 1910 et le milieu des années 1920, la famille se réfugie à Paris en 1933, fuyant la montée du nazisme. Trois de leurs filles émigrent alors aux États-Unis.
L’aîné, Maurice Maliniak, et son épouse Salomé, installés au 74 boulevard du Montparnasse, sont arrêtés lors de la rafle du Vel’ d’Hiv (16–17 juillet 1942) et déportés vers Auschwitz, où ils périront. Leurs enfants, Lucien et Monique, échappent à l’arrestation car ils sont alors en vacances à la campagne.
Un autre fils, Max Maliniak, et son épouse Hélène, vivent rue de Clichy à Paris avec leurs deux enfants, André et Micheline. Après la rafle du Vel’ d’Hiv, ils prennent également en charge leurs neveux désormais orphelins, Lucien 11 ans et Monique 8 ans. Craignant de nouvelles arrestations, la famille quitte Paris pour la zone libre.
Arrivés à Limoges, ils errent dans les rues avant d’être recueillis par la famille Périchou. Monsieur Périchou, engagé dans la Résistance, est arrêté puis exécuté par la milice à la suite d’une perquisition. Son épouse conduit alors en juillet 1943toute la famille à la campagne, dans le village de Saint-Jouvent, où elle les présente à la famille Perrier.
À Saint-Jouvent, Pierre Perrier, entrepreneur de bâtiment, vit avec son épouse Mélanie, qui tient le café du village. Leur fils Raymond est chef de la Résistance locale, et son épouse Simone, âgée d’à peine 18 ans, tient le salon de coiffure. Elle participe activement à la Résistance en transportant de nuit, à bicyclette, des messages destinés au maquis.
Madame Maliniak loue le premier étage d’une maison située en face du salon de coiffure et s’y installe avec André, Micheline, Lucien et Monique. Tous vivent avec de faux papiers au nom de Lavaud. Simone Perrier, qui sait qu’ils sont juifs, veille à leur ravitaillement avec un courage remarquable pour son jeune âge.

Au bout de six mois, alors que la situation se dégrade — notamment après l’occupation totale de la France par l’Allemagne en novembre 1942 et l’intensification des rafles — Madame Maliniak décide de repartir avec les enfants. Leur fuite les mène successivement à Pau, Toulouse, Tarbes, puis Grenoble. Elle parvient ensuite à faire passer en Suisse d’abord Monique et André, puis Micheline et Lucien.
Lucien et Monique ne reverront jamais leurs parents. Après la guerre, ils s’installeront en Israël.
Le 27 janvier 2008, Yad Vashem – Institut international pour la mémoire de la Shoah – a décerné à Simonne, Mélanie et Pierre Perrier le titre de Justes parmi les Nations.
Documents annexes
| Article de presse – L’Écho du 22-09-2008 | |
| Article de presse – Le Populaire du Centre du 22-09-2008 | |
| Invitation cérémonie Perrier |



