Dossier n°10774 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Marcel Reinhard

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 17/05/1899
Date de décès : 23/09/1973
Profession : professeur d’Histoire

Marthe (Roty) Reinhard

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 06/10/1901
Date de décès : 10/12/1979
Profession : sans profession, mère de 6 enfants

    L'histoire

    Marcel et Marthe REINHARD

    Henri-Salomon LANG, né le 13 juin 1895 à Rambervillers, dans les Vosges, est polytechnicien et ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Directeur chargé de l’électrification du réseau Sud-Est (PLM) des chemins de fer, il est arrêté par la Gestapo le 12 décembre 1941 à son domicile, situé 11, quai Anatole-France, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris.

    Transféré au camp de Royallieu, à Compiègne, il est déporté le 27 mars 1942 au camp de Birkenau. Avant son arrestation, il était un membre important du réseau Résistance-Fer et avait refusé de partir en Angleterre, comme on le lui avait conseillé.

    Son épouse, Jacqueline Micheline Hirsch, née le 10 juin 1897 à Paris, était avocate de formation, mais n’avait jamais exercé sa profession, ayant choisi de se consacrer à son foyer.

    Après l’arrestation de son mari, elle décide de rester dans leur appartement parisien avec leurs deux filles, Céline, âgée de 16 ans, et Geneviève, âgée de 9 ans. En juillet 1942, avertie du danger imminent, elle met ses filles à l’abri quelques jours avant la rafle du Vél d’Hiv : elle envoie Céline en zone libre et confie Geneviève aux religieuses de Notre-Dame de Sion, au 61 bis, rue Notre-Dame-des-Champs, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris.

    En 1941, Marcel Reinhard est le professeur d’histoire de Geneviève Lang au Cours Plantel de Nouvel, parallèlement à son poste officiel au lycée Carnot, situé 145, boulevard Malesherbes, dans le 17ᵉ arrondissement de Paris. Lorsqu’il apprend, en décembre 1941, l’arrestation du père de Geneviève, il comprend que la fillette est juive et s’inquiète dès lors du sort de la famille.

    En juin 1944, lorsque Geneviève n’est plus en sécurité au pensionnat, Marcel Reinhard décide, avec l’accord de sa famille, de braver les interdictions et les dangers en l’accueillant à son domicile. Afin de dissimuler son identité, elle est présentée comme la fille d’amis de la famille originaires de Saint-Brieuc, en Bretagne.

    Marthe et Marcel Reinhard l’accueillent ainsi dans leur foyer, au 28, rue du Four, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, jusqu’à la fin du mois d’août 1944. Ils ont alors six enfants, âgés de 3 à 15 ans, et considèrent Geneviève comme leur septième enfant. Elle reste auprès de cette famille jusqu’à la Libération.

    À la fin de la guerre, Geneviève retrouve sa mère et sa sœur. Elle restera toute sa vie très liée à ceux qui l’avaient accueillie et protégée.

     

    Le 5 février 2006, Yad Vashem, Institut international pour la mémoire de la Shoah, a décerné à Marcel et Marthe Reinhard le titre de Juste parmi les Nations

     

    Documents annexes

    Invitation cérémonieInvitation cérémonie
    24 novembre 2014 10:43:56

    Articles annexes

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    Mis à jour il y a 3 semaines.