Dossier n°10785 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2006

Fernand Choquart

Année de nomination : 2006
Date de naissance : //
Date de décés : 13/03/1954
Profession : Culottier

Marguerite Choquart

Année de nomination : 2006
Date de naissance : //
Date de décés : 16/01/1990
Profession : Culottier

Localisation Ville : Paris (75018)
DĂ©partement : Paris
RĂ©gion : ĂŽle-de-France

Lieu de mémoire

L'histoire

Yacov Menahem Mendel Ben Shalom est né en Lituanie. Arrivé en France après la guerre de 1870, il tenait une boucherie cacher à Montmartre. Il décède en 1930. Sarah Gorsd, née à Jérusalem, d’origine turque, arrive en France en 1913. Le couple a deux filles et un garçon prénommé Henri né en 1930 à Paris. Durant l’occupation, Sarah Gorsd et ses trois enfants vivent à Montmartre, rue d’Orsel. Renée, la fille aînée travaille.

Le 13 juillet 1944, deux policiers français arrivent rue d’Orsel pour arrêter Sara Gorsd, la veuve de Menahem Mendel Ben Shalom et ses trois enfants. Dans cet appartement, une vieille dame malade habite avec la famille Gorsd et les policiers décident de l’envoyer dans une ambulance jusqu’à l’hôpital Rothschild à Paris. Quand ils voient que Sara a aussi besoin de soins médicaux, ils la mettent dans l’ambulance. Sara est opérée à l’hôpital et transférée plus tard dans une maison de convalescence, évitant ainsi de justesse d’être déportée.

Après avoir interrogé Henri, les policiers lui suggèrent d’aller faire un tour dans la cour. Henri quitte l’appartement et attend non loin de là que ses sœurs rentrent du travail pour les prévenir du danger. Les événements provoquent un grand remue-ménage dans l’immeuble. Fernand et Marguerite Choquart, qui tiennent une entreprise de couture dans l’appartement voisin, proposent d’accueillir Henri. Renée, la sœur aînée d’Henri s’arrange pour mettre sa jeune sœur aveugle dans une institution pour non-voyants à Saint-Mandé en proche banlieue parisienne. Elle emmène ensuite Henri dans un centre de l’UGIF qui envoie des enfants dans des familles d’accueil en province. En arrivant là, les deux décident que l’endroit est dangereux et ils retournent à leur domicile. La décision est prise qu’Henri soit confié aux Choquart. Partant bientôt en vacances, Fernand et Marguerite Choquart emmène Henri avec eux. Ils ne rentreront qu’en septembre 1944. Henri est présenté comme le fils d’amis. Il en conserve un merveilleux souvenir. Ce séjour lui sauve la vie. Quant à Renée, elle reste à Paris pour pouvoir rendre visite à sa mère à l’hôpital.

Le 15 février 2006, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Fernand Choquart et à son épouse Madame Marguerite Choquart.

 

Documents annexes

Invitation  cérémonie Choquart Invitation cérémonie Choquart
16 décembre 2013 08:45:55

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