Dossier n°10875 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2006

Jean Tarradou

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 07/01/1898
Date de décès : 20/07/1966
Profession : ouvrier agricole

Juliette Tarradou Sohier

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 15/12/1896
Date de décès : 29/11/1969
Profession : sans profession

    Localisation Ville : Seraincourt (8220)
    Département : Ardennes
    Région : Grand-Est

    L'histoire

    Jean TARRADOU
     

    Juliette TARRADOU
    Fuyant l’antisémitisme de Pologne, Mr JARJEMBSKI Szya arrive en France le 1er mars 1923, Mme JARJEMBSKI Ruhla le rejoint de son côté le 22 mai 1925.
    Lui est cordonnier, elle finisseuse. Ils se marièrent et leur fille unique Hélène est née en 1932. La famille demeure dans le 20ème arrondissement de Paris.
    Lors de la rafle du 16 juillet 1942, ils parviennent à se cacher dans un appartement au dessus de l’atelier où travaillait Szya, avec l’aide du patron de celui-ci. Malheureusement Mr JARJEMBSKI se fait arrêter lors d’une rafle à la sortie du métro le 26 novembre 1942 et sera déporté le 9 février 1943 de Drancy à Auschwitz.
    Restée sans ressources, Ruhla part rejoindre sa soeur, Mme GELBART, au Radois dans les Ardennes où celle-ci travaille en usine pour la WOL. Elle fait embaucher Ruhla, qui demande très vite à un collègue, Jean TARRADOU, d’accueillir chez lui sa petite Hélène à Forest. Désormais, l’enfant va vivre chez les TARRADOU, où elle est bien traitée. La mère évite d’aller voir sa fille pour assurer sa sécurité. Hélène va à l’école ; tout le monde sait qu’elle est juive mais personne ne dit rien. Le 4 janvier 1944, tous les juifs travaillant pour la WOL sont raflés, Ruhla également.
    Désormais restée seule, sans plus aller à l’école, Hélène va être gardée par les TARRADOU jusqu’en septembre 1945, où elle sera placée dans une maison d’enfants gérée par l’O.S.E., suite à la visite de son cousin.

    Documents annexes

    Hommage de Gilbert ROOS consul d'israël à StrasbourgHommage de Gilbert ROOS consul d'israël à Strasbourg
    2 février 2014 08:30:24

    Articles annexes

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