Dossier n°10912

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Les Justes

Année de nomination : 2006
Emile Fontaine
Année de nomination : 2006
Date de naissance : 10/02/1905
Date de décés : 30/03/1944
Profession : gérant d’une coopérative agricole, syndicaliste agricole

Localisation Ville : Les Mazures (8500)
Département : Ardennes
Région : Grand-Est

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

M. Ziss Goldenberg, venant de Turquie en 1912, rencontre Melle Tipra Moïse, de Roumanie, à Paris en 1924. Ils se marient, une petite fille, Marcelle, naît de cette union.

M. Goldenberg décède en 1936. Mme Goldenberg, couturière, élève seule sa fille. En 1942, après les rafles, la mère de Marcelle juge qu’il faut l’éloigner de Paris. Sur recommandation de Jeannine Zelda, Mme Goldenberg décide d’envoyer Marcelle en Vendée, à St Valérien, où sont cachés les enfants et neveux de Mme Zelda. Marcelle prend le train de Paris, avec un voisin non juif qui l’accompagne, M. Bernard.

Marthe Rouhaud vit seule avec sa fille Denise, son mari est prisonnier de guerre.

Acceptant d’accueillir Marcelle, âgée de 12 ans, elle la considère comme sa deuxième fille, lui apportant toute sa tendresse et son réconfort. Marcelle ne fréquente pas l’école. En 1943, le garde-champêtre, sur ordre du Maire du village, donne obligation à tous les étrangers de la commune de se présenter aux autorités.

M. Bailly, l’instituteur du village, conseille à Mme Rouhaud de ne pas déclarer Marcelle et de ne pas donner suite aux ordres de Vichy, malgré le risque que cela représente pour elle et malgré une dénonciation toujours possible du Maire.

Marthe Rouhaud a recueilli à son domicile la petite Marcelle, sans aucune aide financière lui prodiguant affection, chaleur et attention.

A la Libération, Marcelle retrouve sa mère à Paris, celle-ci y fut cachée par des amis non juifs.

Marcelle a gardé des liens très étroits avec  » sa maman de guerre « , (jusqu’à son décès en 2002) qui lui a sauvé la vie grâce à son courage et son dévouement.

 

Marthe Rouhaud et sa fille Denise

Marthe Rouhaud et sa fille Denise

23 juillet 1943 Saint Valérien Marcelle G

à gauche Marthe scène des vendanges après guerre

Denise R & Marcelle G avec une petite fille juive Simone

devant Marcelle au centre Yvette savary

Héloïse Chasseriau avec ses deux filles Nicole et Christianne robes à pois et la famille SAMY

Madame SAMY entre Marthe Rouhaud et Héloïse Chasseriau

Marcelle G avec des jeunes camarades de saint Valérien

Marcelle G dans la cour de l'école publique de Saint Valérien

Marthe Rouhaud et son amie Héloïse Chasseriau

Marthe Rouhaud et sa fille Denise

Monsieur Mogier ouvrier agricole et Marthe sur la charette de foin Marcelle G et Louise B devant

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Mis à jour il y a 8 mois.