Dossier n°10973 - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2006

Virginie Gambet Best

Année de nomination : 2006
Date de naissance : 17/04/1890
Date de décés : 31/07/1979
Profession : paysanne

Localisation Ville : Cavaillon (84300)
Département : Vaucluse
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur

L'histoire

Gambet Virginie
Quand l’Allemagne envahit la Belgique, Jacques Fajerstein, sa femme Elza, et leur fille Juliette s’enfuirent en France et trouvèrent un hébergement en Provence à Cavaillon dans le Vaucluse. Le 12  novembre 1943, La Résistance française à Cavaillon mena une opération dans laquelle un soldat allemand fut tué. En représailles, la Gestapo arrêta des Français suspectés d’activités de résistance et des Juifs réfugiés.

La famille Fajerstein réussit à déménager chez un voisin qui avait proposé de les héberger en cas de besoin. Cependant cette nuit-là, la Gestapo pénétra dans la maison du voisin. Sans perdre de temps, la famille Fajerstein se sauva par la fenêtre arrière de la maison et passa le reste de la nuit dans les champs. Le lendemain matin le voisin vint les chercher et les emmena dans la maison de Virginie Gambet, la veuve d’un ouvrier agricole qui vivait à Cavaillon. Elle les accueillit et prit soin d’eux jusqu’au 26 janvier 1944, où ils durent s’en aller. Elle les envoya chez des membres de sa famille dans le village de Noves dans le département des Bouches du Rhône. La Gestapo arrêta Virginie la veille de Pâques et après un interrogatoire elle fut relâchée pour manque de preuve. Après la guerre les Fajerstein retournèrent en Belgique et émigrèrent en Israël en 1949.

Le 23 novembre 2006, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Virginie Gambet.

Virginie Gambet & Désiré Germond vers 1950

de gauche à droite Elza Fajerstein, Virginie Gambet, assis au premier plan, Désiré Germond

Elza et Juliette Fajerstein personnes sauvées

Elza Fajerstein personne sauvée

Jacques et Elza Fajerstein persones sauvées

Virginie Gambet en noir  avec les personnes sauvées

Documents annexes

Article de presse - La Provence du 28/07/2007 Article de presse – La Provence du 28/07/2007
1 mai 2015 11:04:57
Article de presse - La Provence du 27/07/2007 Article de presse – La Provence du 27/07/2007
1 mai 2015 11:04:05
Article de presse - La Provence du 08/07/2007 Article de presse – La Provence du 08/07/2007
1 mai 2015 11:03:19
Article de presse - La Provence du 07/07/2006 Article de presse – La Provence du 07/07/2006
1 mai 2015 11:02:23
Article de presse - Cavaillon libre Article de presse – Cavaillon libre
1 mai 2015 11:01:18

Articles annexes

Aucun autre article