Dossier n°11421 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2008

Aimé Breton

Année de nomination : 2008
Date de naissance : 13/08/1885
Date de décés : 04/06/1969
Profession : Instituteur, Secrétaire de Mairie

Localisation Ville : Abondant (28570)
Département : Eure-et-Loir
Région : Centre-Val de Loire

L'histoire

Noha Ringart est arrivé de Lodz via Berlin en France en 1933. Il est photographe.
Son épouse, Paula Oistrach, native d’Odessa, émigra en Allemagne avant de choisir la France en 1933. Après des études aux Beaux-Arts, elle devint tisserande à la main.
Il se rencontre à Paris. Leur fille Anna naît en 1937.
Ils s’installent à Gif-sur-Yvette.

La guerre vient tout bouleverser.
La petite entreprise de tissage associant Paula Ringart et Germaine Volpe vient à manquer de matières premières. Il faut trouver de la laine brute. C’est ainsi que Paula fait la connaissance de Geneviève Gastelais, épouse d’un marchand de moutons de la Beauce.
Isay Oistrach, le père de Paula, est interné comme étranger dès 1940. Libéré, il sera à nouveau arrêté en novembre 1942 et déporté sans retour à Auschwitz.

Dès que les menaces antisémites se précisent et se multiplient, Geneviève Gastelais propose d’accueillir chez elle, au Mesnil-sur-Estrées, Paula Ringart, sa mère Rosa Oistrachet la petite Anna, âgée alors de 5 ans.
Noah Ringart restera caché au troisième étage de la maison-atelier de Germaine Volpe à Gif-sur-Yvette.
Geneviève fait alors appel à un parent, Aimé Breton, instituteur qui est également secrétaire de mairie. Ils va devenir l’organisateur du sauvetage des trois fugitives jusqu’à la Libération.
Aimé Breton leur fournit de faux papiers et veille à leur trouver des lieux d’accueils successifs pour éviter qu’elles ne restent trop longtemps dans la même cachette. Il s’assurera de leur ravitaillement régulier.

Après le Mesnil-sur-Estrées, chez les Gastelais, Rosa OistrachPaula Ringart et la petite Anna iront chez les parents de GenevièveAlbert et Marguerite Moreau, à Abondant, puis dans la famille de la belle-fille d’Aimé BretonThérésia Breton née Mousseigne à Boissy-Saint-Laurent-la-Gâtine.
Grâce à leurs faux papiers, Paula devient Paula Mousseigne et sa fille Anna porte le nom de la sœur de Thérésia Breton*, Jeanne-Lise. Rosa Oistrach deviendra une Durand…

Institutrice, Thérésia Breton veille à la scolarité de la petite Anna. Un propos imprudent tenu à l’école obligera les trois juives à disparaître dans un nouveau refuge. Ce sera la Maison des Grès près d’Abondant.

Après guerre, la famille Ringart a gardé des liens privilégiés avec Aimé Breton et tous leurs autres sauveurs.

1957 Aimé Breton

Aimé Breton & Albert Moreau

Aimé breton

Plaque commémorative

La Famille Breton

Documents annexes

Article de presse - L'Echo républicain du 14/06/2010 Article de presse – L'Echo républicain du 14/06/2010
6 novembre 2013 08:57:57
Article de presse - La République du Centre du 14/06/2010 Article de presse – La République du Centre du 14/06/2010
6 novembre 2013 08:56:46
Invitation  cérémonie Breton Invitation cérémonie Breton
6 novembre 2013 08:55:25

Articles annexes