Dossier n°11577 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Georges Cordier

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 12/03/1920
Date de décés : 28/11/1944
Profession : Etudiant prĂ©parant le concours d’entrĂ©e Ă  l’Ă©cole militaire de Saint Cyr. EntrĂ© dans les Forces Françaises Libres

Louis Cordier

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 03/11/1889
Date de décés : 24/09/1953
Profession : Directeur d’Ă©cole

Simone Cordier

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 14/04/1921
Date de décés : //
Profession : Etudiante en sténotypie

Pauline Cordier Duchâteau

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 24/11/1889
Date de décés : 01/05/1950
Profession : Institutrice mise Ă  la retraite d’office (en tant que femme de fonctionnaire), 2 enfants

Localisation Ville : La Varenne Saint-Hilaire (94210)
DĂ©partement : Val-de-Marne
RĂ©gion : Ile-de-France

L'histoire

La famille Cordier en 1939 Louis, Pauline Georges et Simone

Les parents de Jean (nĂ© en 1930) et son frère Simon (nĂ© en 38) sont originaires de Pologne. Ils sont arrivĂ©s en France en 1929. En 1938 ils habitent Ă  Montreuil. Quand la guerre est dĂ©clarĂ©e le père s’engage comme volontaire et est fait prisonnier Ă  Baumholder. La mère et les deux enfants restent Ă  Montreuil, en pensant que leur statut de femme et enfants de prisonniers les protègent des persĂ©cutions. Ils sont pourtant convoquĂ©s au commissariat. Mme WAINTRAUB entretient de très bonnes relations avec une commerçante du quarter, Mme LE BIHAN qui, devant l’urgence de la situation, la met en relation avec la famille CORDIER ? DE La Varenne-St-Hilaire (94). Les CORDIER avaient d’emblĂ©e choisit leur camp. Le père, Louis CORDIER Ă©tait directeur d’Ă©cole dans le XI° arrondissement de Paris et la mère avait Ă©tĂ© mise Ă  la retraite en tant que femme de fonctionnaire. Elle avait Ă©tĂ© enseignante. Leurs enfants, Simone et Georges, adultes, vivaient encore avec leurs parents. Mme CORDIER obtient que Jean puisse suivre une scolaritĂ© au lycĂ©e Marcelin Berthelot. Les CORDIER essayent, dans la mesure du possible, de faire mener aux deux enfants (Simon avait pu rejoindre son frère chez les CORDIER) une vie  » normale « . Les CORDIER avaient très peu de moyens et Mme WAINTRAUB a toujours versĂ© une petite contribution financière. Ce sont les oncles paternels qui vont faire partir les enfants de chez les CORDIER. Ils sont responsables d’un refuge pour les Juifs dans le Gers, Ă  CAZAUBON. Jean part tout seul et traverse la France (sans son Ă©toile jaune) sa mère et son frère le rejoindront un peu plus tard.

Le 3 mai 2009, Yad Vashem – Institut International pour la MĂ©moire de la Shoah, a dĂ©cernĂ© le titre de Juste parmi les Nations Ă  Monsieur Louis Cordier, Ă  son Ă©pouse Madame Pauline Cordier et Ă  leurs enfants Georges et Simone.

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Articles annexes




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