Dossier n°11621 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2009

Daniel Duron

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 23/10/1900
Date de décés : 14/10/1973
Profession : Agriculteur

Evodie Duron Jonac

Année de nomination : 2009
Date de naissance : 30/08/1898
Date de décés : 19/09/1978
Profession : Agricultrice

Localisation Ville : Mazelgirard (commune du Mazet Saint Voy) (43520)
DĂ©partement : Haute-Loire
RĂ©gion : Auvergne-RhĂ´ne-Alpes

L'histoire

Evodie et Daniel DURON
Les parents des témoins, Francis (né en 33) et son frère, Gilbert (né en 34) sont Gaston WEIL, né en 1895 à Mulhouse et Adrienne GEISMAR, née en 1906 à Grüssenheim (Haut-Rhin). Ils se marient en 1931. Gaston WEIL est négociant en textiles à Mulhouse. Ils ont 4 enfants : Jean, Francis, Gilbert (né en 34) et Jacqueline (née en 40).

Le père est mobilisé en 39 et démobilisé après la naissance de sa fille, en février 40. A partir d’avril 40, Mulhouse se trouve sur la ligne de front et la famille quitte les Vosges en laissant Jacqueline avec sa nourrice ; ils trouvent refuge dans une auberge, au hameau du Mas de Tence (43). En octobre 40, ils quittent l’auberge pour emménager à Tence (Haute Loire). En 41 Jacqueline et sa nourrice parviennent à rejoindre le reste de la famille.

En 1943, la traque des Juifs s’intensifie. Ils sont prévenus de l’arrivée probable de la Gestapo. La famille se disperse en différentes adresses.

Les parents partent à la recherche d’un nouveau refuge. Au bout de 2 jours de recherches infructueuses, ils reviennent désespérés.

La cheftaine des scouts protestants (dont les enfants de la famille sont membres) leur propose l’aide de parents. Ils sont mis en contact avec les propriétaires de la ferme voisine, M. & Mme DURON, également de religion protestante. Ils acceptent immédiatement d’héberger cette famille juive. Ils ont eux-mêmes six enfants. Cela se passe dans le village de Mazelgirard  commune du Mazet- Saint-Voy (Haute Loire).

La famille WEIL quitte discrètement TENCE car la Gestapo s’est installée tout à côté de leur résidence.

Les enfants WEIL ont des fausses cartes d’identité au nom de VIAL, ce qui leur permet d’être inscrits à l’école. M. & Mme DURON fournissent au WEIL des produits de la ferme, légumes, beurre, œufs, etc. et même du pain lorsqu’ils en cuisent. M. DURON met

à leur disposition un petit potager où ils peuvent récolter des légumes. Tout ceci évite de demander des tickets d’alimentation pour eux et de susciter ainsi des soupçons.

Après la guerre, les deux familles sont restées en contact étroit.

Le 14 juin 2009, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Daniel Duron et à son épouse Madame Evodie Duron.

 

 

DURON Daniel & Evodie en 1970

Daniel & Evodie DURON en 1960

Documents annexes

Article de presse-Daniel et Evodie DURON-11621 Article de presse-Daniel et Evodie DURON-11621
13 avril 2012 17:34:10

Articles annexes