Dossier n°11723A - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2010

Francine Bompis

Année de nomination : 2010
Date de naissance : 13/06/1898
Date de décés : 28/11/1984
Profession : sans profession

Jean-Marie Bompis

Année de nomination : 2010
Date de naissance : 23/02/1855
Date de décés : 15/02/1944
Profession : Retraité

Localisation Ville : Verneuil (58300)
Département : Nièvre
Région : Bourgogne-Franche-Comté

L'histoire

BOMPIS Jean-Marie

Francine BOMPIS (la fille)

Mordcha WISNIEWSKI arrive de Pologne en France en 1929. Il travaille dans les aciéries de Longwy. Il fait venir sa fiancée Szyfra de Pologne et se marie en 1933. Puis ils vont à Paris où il apprend le métier de tailleur. Le couple s’installe dans le 10è arrondissement. Ils ont deux enfants : Jacques (né en 38) et Renée (née en 40).

En 1941, Mordcha est interné à Beaune-la-Rolande et déporté à Auschwitz. Début 1942, Szyfra trouvent refuge chez une voisine Clémence GRANGIER jusqu’au juillet 1942, date à laquelle le danger représenté par les enfants par les activités de résistante de Mme GRANGIER fait que Jacques et Renée sont accueillis à Verneuil (Nièvre) chez des amis de Clémence, Jean-Marie BOMPIS et sa fille cadette Francine. Les BOMPIS étaient des gens simples et généreux. Les enfants étaient considérés comme des « réfugiés polonais ».

En 1945, Mme WISNEWSKI, elle-même cachée, est venue récupérer les enfants.

Le 1er juin 2010, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décernée le titre de Justes parmi les Nations à Monsieur Jean-Marie BOMPIS et à sa fille Francine.

1966, Francine Bompis

Charlotte avec ses enfants

Documents annexes

Article de presse - Le journal du centre du 20/04/2013 Article de presse – Le journal du centre du 20/04/2013
19 octobre 2013 08:45:14
Invitation  cérémonie Bompis Invitation cérémonie Bompis
27 avril 2013 17:57:18

Articles annexes