Dossier n°11899 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Louis Eugène Saulnier

Année de nomination : 2010
Date de naissance : //
Date de décés : 31/05/1974
Profession : Cultivateur

Fernande Louise Saulnier Prot

Année de nomination : 2010
Date de naissance : 21/02/1904
Date de décés : 11/08/1989
Profession : Cultivatrice

Localisation Ville : Néret (36400)
Département : Indre
Région : Centre-Val de Loire

L'histoire

Fuyant les discriminations raciales et les pogroms sévissant en Roumanie et en Bessarabie, Isaac Cogos vient s’installer à Paris à la fin des années 1920 et il s’y marie.

Engagé volontaire dans l’armée française en 1939, il retrouve sa famille après sa démobilisation suivant l’armistice.

Dès les premières mesures anti-juives et conseillée par des amis, la famille Cogos, le père Isaac, la mère Mathilde, et les trois enfants, Simon né en 1933, Claude né en 1934 et Colette née en 1935, part s’installer à Chateaumeillant dans le Cher, alors en zone libre. La région ayant été occupée par l’envahisseur allemand, en novembre 1942, deux policiers de la Gestapo se présentent au domicile des Cogos, mais le père est absent. Ils disent qu’ils vont revenir le lendemain mails la famille prend la fuite le soir même.

Des amis leur donnent des adresses de cachettes possibles pour les enfants. C’est ainsi que Simon et Claude sont accueillis à la ferme des Saulnier, à Néret, tandis que leur sœur est hébergée dans une autre ferme, leur mère encore ailleurs et le père s’en va rejoindre les FTP.

Les deux garçons restent jusqu’à la Libération chez les Saulnier, qui les ont sauvés à maintes reprises en les faisant dormir dans la grange en cas de danger de rafle imminente. Ils aident les fermiers en gardant des moutons dans les champs.

Ils retrouvent leurs parents et leur sœur en 1944 à la libération du village par les FFI et les FTP.

Le 28 Juillet 2010, Yad Vashem – Institut International pour la mémoire de la Shoah, a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Louis et à Fernande SAULNIER.

Documents annexes

Invitation cérémonie Saulnier Invitation cérémonie Saulnier

Articles annexes




Mis à jour il y a 8 mois.