Dossier n°12158

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Les Justes

Année de nomination : 2011
Pierrette Pauchard Guyard
Année de nomination : 2011
Date de naissance : 16/09/1876
Date de décés : 07/08/1951
Profession : Cultivatrice

Localisation Ville : Anost (71550)
Département : Saône-et-Loire
Région : Bourgogne-Franche-Comté

Personnes sauvées

Cérémonies

    Date de Cérémonie de reconnaissance: 28 Octobre 2012


    Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


    L'histoire

    Pierrette PAUCHARD

    Arrivés de Pulawi en Pologne en France au milieu des années 1920, avec leurs deux filles aînées Suzanne et Ida, la famille Frydman s’installent dans un petit logement situé rue de Flandre à Paris dans le 19ème arrondissement. Le père est tailleur à domicile, sa femme l’aide et s’occupe des enfants. Ils ont deux autres enfants, Hélène et Bernard.

    Les deux filles aînées sont envoyées l’été en colonie de vacances. La seconde fois, elles partent dans le Morvan dans le petit village d’Athez, où Pierrette Pauchard les accueille pour deux mois. Elles vont nouer des liens affectueux avec cette paysanne, veuve, et vont l’aider à s’occuper des bêtes et du potager. Elles vont ainsi y aller plusieurs étés, jusqu’à la guerre. Pierrette s’occupe aussi depuis 1935 d’une petite fille confiée par l’Assistante publique. Elle s’appelle Colette Morgenbesser et a été abandonnée par sa mère juive polonaise. Malgré le conflit, les lois antisémites en vigueur et la présence d’Allemands dans le village, Pierrette choisit de garder et de continuer à élever la petite Colette, en la protégeant du mieux qu’elle peut.

    A Paris, les filles Frydman aident leur père dans son travail et poursuivent une correspondance avec leur « Maman de vacances » qui dès ce moment-là, se dit prête à les accueillir en cas de nécessité.

    La famille vit tant bien que mal durant le début de l’Occupation. Au moment des rafles de l’été 1942, les parents décident de rester à Paris. Ils sont arrêtés sur dénonciation et déportés en novembre 1942.

    Cependant, dès juillet 1942, sous la conduite de Suzanne qui a 18 ans, tous les enfants prennent le train pour Autun et finissent par arriver chez « Maman Pierrette » où ils sont très bien accueillis. Cependant au bout de plusieurs mois, en raison de conditions de vie très difficiles, et les enfants sont séparés, Hélène et Bernard sont placés chez un couple de cultivateur dans le hameau voisin. Quelques mois plus tard, ils apprennent la dénonciation et la déportation de leurs parents et finalement leur décès.

    En 1945, ayant retrouvé une partie de leur famille installée aux USA, les orphelins y partent mais resteront en contact avec leur bienfaitrice jusqu’à son décès survenu en 1951, à la suite d’un accident ; et avec Colette et la famille Pauchard après celui-ci et jusqu’à aujourd’hui via leurs descendants

    Le 13 septembre 2011, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Pierrette Pauchard.

    Photo avant déportation

    Carte d'identité

    Documents annexes

    Témoignage de Anaïs Pauchard, Arrière-arrière-petite-fille de Pierrette Pauchard Témoignage de Anaïs Pauchard, Arrière-arrière-petite-fille de Pierrette Pauchard
    6 juin 2014 08:22:12
    Invitation  cérémonie Pauchard Invitation cérémonie Pauchard
    18 décembre 2012 15:57:25

    Articles annexes