Dossier n°1227

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Les Justes

Année de nomination : 1977
Henri Ribouleau
Année de nomination : 1977
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession :

Suzanne Ribouleau
Année de nomination : 1977
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : mère de 2 enfants

Localisation Ville : Compiègne (60200)
Département : Oise
Région : Hauts-de-France

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Les ribouleau
Après la grande rafle des Juifs parisiens le 16 juillet 1942, des opérations similaires se déroulèrent dans des grandes villes de province. Le 19 juillet, deux gendarmes français se présentèrent au domicile des Malmed à Compiègne (Oise) et invitèrent le chef de famille, Srul Malmed, à les suivre au commissariat. Sa femme décida de l’accompagner. Ne voulant pas laisser leurs deux enfants seuls, ils demandèrent l’aide de leurs voisins les Ribouleau, qui habitaient l’étage au-dessous. Henri Ribouleau, lui même père de deux enfants, accepta de s’occuper de Rachel, neuf ans, et de Léon, quatre ans, « jusqu’au retour de leurs parents ». Ce retour n’eut pas lieu. Internés puis déportés, Srul et sa femme ne revinrent jamais des camps. Henri et Suzanne tentèrent de rassurer les petits en leur disant que leurs parents rentreraient à la fin de la guerre. Ils s’en occupèrent avec dévouement jusqu’à la Libération. Bien que les enfants Malmed vivent désormais avec eux, ils continuèrent à payer le loyer de l’appartement de leurs parents dans l’espoir de leur retour, et mirent en sécurité tous les objets de valeur – qu’ils remirent après la guerre aux enfants. La situation s’aggrava à partir de 1943. La région était bombardée par les Alliés et les conditions économiques empiraient. Les Ribouleau firent de leur mieux pour que Rachel et Léon, traités comme leurs propres enfants dont ils partageaient les maigres rations, ne manquent de rien; ils leur gardaient la meilleure place dans l’abri anti-aérien. Les petits les appelaient « papa » et « maman ». Après la guerre, les enfants furent recueillis par des parents aux Etats-Unis. Le contact ne fut pourtant pas rompu. Fidèles à la promesse faite à leurs parents, Henri et Suzanne continuèrent à correspondre avec Rachel et Léon et à les protéger de loin…

Le 13 novembre 1977, Yad Vashem a décerné à Henri Ribouleau et à sa femme Suzanne le titre de Juste parmi les Nations.

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