Dossier n°12285 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Léone Beau

Année de nomination : 2012
Date de naissance : 08/09/1918
Date de décès : 23/08/1998
Profession : Sans profession
    Localisation Ville : ()
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    Région :

    L'histoire

    Léone Beau

    Mentech Scialom, banquier de profession, et son épouse Ezéni Nahmias vivaient à Salonique. Ils avaient deux enfants, Isaac et Liliane. À la mort de son mari, en 1927, Ezéni s’installa à Paris avec ses enfants. La famille s’établit dans le XVIIᵉ arrondissement et acquit la nationalité française en 1933. Ezéni Scialom n’exerçait aucune activité professionnelle, tandis que sa fille Liliane était élève au lycée Lamartine, à Paris.

    Dès l’arrivée des Allemands, la famille Scialom changea fréquemment de domicile afin d’échapper aux persécutions. Isaac s’engagea dans le mouvement de Résistance OCM (Organisation civile et militaire). Par l’intermédiaire de ses amis Jacques Piette et Joffre Dumazedier, il fit la connaissance de Léone Beau, demi-sœur de Joffre Dumazedier.

    Léone procura de faux papiers à la famille et l’aida à survivre. Membre de la Résistance, elle fut interrogée par les autorités allemandes mais, usant de son charme naturel, elle parvint à convaincre les officiers qu’elle menait une vie de courtisane. Pendant toute la guerre, Ezéni demeura à Paris, changeant régulièrement de cachette avec l’aide de Léone Beau. Son fils Isaac, engagé dans la Résistance, vécut dans la clandestinité.

    En 1942, alors que le danger s’intensifiait, Léone, surnommée « Léo », décida d’accompagner Liliane Scialom chez ses parents, installés au hameau de Gouby, sur la commune de Saint-Silvain-Bas-le-Roc, dans la Creuse. Toutes deux franchirent en train la ligne de démarcation.

    Georgette Cambe, la mère de Léone, et son beau-père, Jean Pérard, accueillirent Liliane, alors âgée de 22 ans, comme un membre de leur famille. Aux yeux des voisins, elle se faisait passer pour une cousine éloignée venue soigner son asthme. Georgette Cambe et Jean Pérard, mariés en octobre 1943, hébergèrent Liliane jusqu’à la fin de la guerre.

    Après la Libération, la famille Scialom put retrouver son appartement parisien. Le 20 janvier 1945, Isaac Scialom épousa Léone Beau.

    Léone Beau ainsi que sa mère et son beau-père, n’écoutant que leur courage et leur dévouement, protégèrent Liliane et sa mère, leur évitant ainsi la déportation, contrairement à plusieurs autres membres de leur famille qui en furent victimes.

     

    Le 3 janvier 2012, l’Institut Yad Vashem décerna à Jean Pérard, à son épouse Georgette et à  Léone Beau le titre de Juste parmi les Nations.

     

    Liliane Scialom la personne sauvée

     

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    Mis à jour il y a 2 semaines.