Dossier n°12402 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

LĂ©on Chignac

Année de nomination : 2012
Date de naissance : 22/10/1880
Date de décés : 02/02/1964
Profession : Agriculteur

Henriette Chignac Bourdil

Année de nomination : 2012
Date de naissance : 24/09/1886
Date de décés : 07/07/1971
Profession : Agricultrice

Localisation Ville : Pineuilh (33220)
DĂ©partement : Gironde
RĂ©gion : Nouvelle-Aquitaine

L'histoire

LĂ©on et Henriette Chignac

LĂ©on et Henriette Chignac

Nissim Isidore Cohen est né à Istanbul en 1887. En 1926 il épouse à la synagogue de Bordeaux Suzanne Ventura née à Istanbul en 1906. Le couple a quatre enfants, Guy né en 1928, Elza née en 1930, Ginette née en 1931 et Michel né en 1941.

Le père est marchand en bonneterie au Marché des Capucins et la mère travaille dans un magasin de fourrure. Les parents ont gardé la nationalité turque tandis que les enfants sont déclarés français à leur naissance. Pendant l’occupation, les enfants ont porté l’étoile jaune.

Dans la nuit du 21 et 22 décembre 1943, les parents sont arrêtés. Le lendemain le grand frère apprend que toute la famille (oncles, tantes, cousins) ont été arrêtés.

La mère réussit à faire passer un mot au grand frère disant que la famille est internée à Mérignac et demandant aux enfants de quitter la maison et de se rendre à Sainte-Foy-la-Grande (plus précisément à Pineuilh), chez une famille de paysans chez qui ils avaient passé des vacances.

Les enfants arrivent à destination à soixante-dix kilomètres de Bordeaux Ils sont accueillis par Léon et Henriette Chignac et leur fille Yvette. Le grand frère Guy rentre à Bordeaux où il va se cacher et les trois autres y compris le petit dernier qui a deux ans, restent chez les Chignac jusqu’à la Libération.

Pendant l’année 1944, la moitié des Juifs réfugiés à Sainte-Foy-la-Grande quittent la bourgade après que le maire a remis aux autorités la liste des Juifs y résidant. D’autres sont arrêtés et ceux restés sur place sont fusillés par les miliciens en août 1944.

Après la Libération, les trois enfants sont pris en charge par l’OPEJ à Toulouse, tandis que le grand frère s’engage dans l’armée. Les parents ne sont jamais revenus.

En 1960, Elza, ses enfants ainsi que Michel ont cherché et retrouvé les Chignac et leur ont rendu visite.

Le 13 juin 2012, Yad Vashem – Institut International pour la MĂ©moire de la Shoah, a dĂ©cernĂ© Ă  Monsieur LĂ©on Chignac et Ă  son Ă©pouse Madame Henriette Chignac, le titre de Justes parmi les Nations.

Documents annexes

Article de presse Article de presse

Articles annexes




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