Dossier n°12590 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Louis Simonnet

Année de nomination : 2013
Date de naissance : 27/12/1900
Date de décès : 31/07/1970
Profession : Fermier

Marie Magdelène Simonnet Tixier

Année de nomination : 2013
Date de naissance : 28/07/1900
Date de décès : 03/07/1989
Profession : Fermière
    Localisation Ville : Ceyroux (23210)
    Département : Creuse
    Région : Nouvelle-Aquitaine

    L'histoire

    La famille Bienstock d’origine polonaise arrive en France en 1918. David est tailleur et son épouse Fanny travaille avec lui. En 1927, David fait l’armée et à sa libération, il reçoit ainsi que sa famille la nationalité française. La situation économique de la famille s’améliore avec les années. Les enfants vont à l’école publique et ne reçoivent aucune éducation religieuse. Le fils Jacques s’intéresse au sport et joue beaucoup au football. Il se sent totalement français. A la fin de ses études scolaires, il devient apprenti en imprimerie, métier qu’il affectionne. Au fil des années, il progresse professionnellement. Dans les années 1930, pendant les vacances d’été, les deux enfants, Jacques et Clara sont envoyés dans divers villages de la Creuse. Ils vont dans des fermes qui les reçoivent pour une rémunération modeste et c’est ainsi qu’ils font la connaissance de la famille Parcellier.

    En juin 1942, dans Paris occupé, les Juifs doivent se déclarer au commissariat afin que leurs cartes d’identité soient tamponnées et ils doivent coudre une étoile jaune visible sur leurs vêtements. Les rafles se faisant fréquentes, Jacques décide de passer illégalement en zone libre afin de trouver un lieu protégé pour sa famille et celle de Marie, sa future épouse.

    Après un long et difficile voyage, il arrive dans la Creuse à Ceyroux chez les Parcellier qui le reçoivent à bras ouverts. Il cherche un endroit à louer et trouve une petite maison dans un hameau Les Brisseaux à quelques kilomètres de Ceyroux. La maison est très simple, sans eau courante et sans commodités. Du coté gauche de la maison, il y a une extension qui est reliée à la maison des fermiers et que Marie va louer pour sa famille. Les fermiers leur procurent du mobilier de base et les familles de Jacques et Marie viennent une fois l’installation terminée.

    Au quotidien, aux Brisseaux, ils doivent s’inscrire dans le registre communal. Jacques reçoit du maire une carte d’identité sans le tampon juif et, comme métier, il est inscrit en tant qu’agriculteur. David parvient à trouver quelques travaux de couture aidé par sa femme et sa fille. Jacques travaille chez les Parcellier et les Simonnet comme garçon de ferme. En échange, il reçoit un petit salaire et des victuailles afin de subvenir aux besoins de la famille. Tous les dimanches, Jacques joue au football. Son entraîneur est le pharmacien de la ville à proximité. Un jour, Jacques reçoit une convocation pour le service du travail obligatoire. Le pharmacien lui conseille de ne pas se présenter. Il a entendu dire que les Juifs sont envoyés dans des lieux inconnus. Quand elles comprennent ça, les deux familles décident de se cacher pendant quelques semaines. Alors que les rafles s’intensifient, elles se réfugient dans les bois pendant la journée et regagnent la ferme pour passer la nuit. Une fois le danger passé et les arrestations s’amoindrissant, elles retrouvent un semblant de routine jusqu’à la fin de la guerre.

    Le 28 mai 2013, Yad Vashem – Institut International pour la mémoire de la Shoah, a décerné à Monsieur Louis Simonnet et à son épouse Madame Marie Simonnet, le titre de Justes parmi les Nations.

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    Mis à jour il y a 3 mois.