Dossier n°12742

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Les Justes

Année de nomination : 2014
Jeanne Coiffier Foix
Année de nomination : 2014
Date de naissance : 28/05/1913
Date de décés : 21/11/1991
Profession : Agricultrice

Localisation Ville : Villejust (91140)
Département : Essonne
Région : Île-de-France

Personnes sauvées

Cérémonies

    Date de Cérémonie de reconnaissance: 15 Janvier 2015


    Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


    L'histoire

    Jeanne COIFFIER
    Isak Teichman et sa femme Blina étaient originaires de Galicie en Pologne. Fuyant l’antisémitisme, ils arrivent en France en 1931-1932 et s’installent à Drancy en région parisienne dans une petite maison, tout près du futur camp d’internement. Isak fut l’un des fondateurs de la première synagogue de Drancy. Deux enfants naissent : Simon en 1934 et David en 1935.

    A la déclaration de guerre, Isak qui est apatride, s’engage dans la Légion Etrangère et est envoyé combattre en Afrique du Nord. Il est démobilisé en juin 1940. Peu de temps après son retour, la police française tente de l’arrêter pour l’envoyer au camp de Pithiviers. Il s’enfuit de chez lui et trouve refuge chez une agricultrice de Villejust en région parisienne, Jeanne Coiffier, chez laquelle il avait auparavant travaillé.

    Blina et ses deux jeunes garçons restent dans leur maison de Drancy jusqu’au 15 juillet 1942. Ce jour-là, un officier de police de Drancy les avertit de l’imminence d’une rafle. La mère décide de s’enfuir aussitôt avec ses enfants. Elle prend le train jusqu’à Orsay, puis parcourt à pied avec eux les 8 kilomètres qui les séparent de Villejust.

    Ils retrouvent le père à la ferme de Jeanne Coiffier, au hameau de Fretay. Jeanne Coiffier vivait alors seule avec ses deux filles. Son mari était prisonnier de guerre en Autriche. Elle va cacher et héberger la famille Teichman au sous-sol de sa maison jusqu’à la Libération de Villejust le 25 août 1944. Les enfants, par sécurité, ne vont pas à l’école. Les Teichman aident discrètement aux travaux du jardin, mais jamais Jeanne Coiffier n’a demandé une quelconque compensation financière.

    Le courage et la générosité de Jeanne Coiffier ont permis à la famille Teichman de rester en vie.

    Le 14 janvier 2014, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Jeanne Coiffier.

    Jeanne et son mari Emile

    Jeanne et son mari Emile

    Documents annexes

    Invitation cérémonie Coiffier Invitation cérémonie Coiffier
    7 janvier 2015 09:34:46

    Articles annexes

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