Dossier n°1294 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1978

Charles Fuller

Année de nomination : 1978
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Ingénieur

Charlotte Fuller Duclos

Année de nomination : 1978
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession :

Localisation Ville : Nantes (44200)
DĂ©partement : Loire-Atlantique
RĂ©gion : Pays-de-la-Loire

L'histoire

Le pasteur AndrĂ© Morel Ă©tait membre de la CIMADE, organisation protestante de secours Ă  la tĂŞte de laquelle se trouvaient le pasteur Marc Boegner (q.v.) et Madeleine Barot (q.v.). En 1941 et en 1942 ses activitĂ©s se focalisèrent sur le camp de Gurs. Il ne mĂ©nagea pas ses efforts pour amĂ©liorer les conditions de vie des dĂ©tenus, fournit aux prisonniers juifs de faux certificats de baptĂŞme et participa Ă  plusieurs opĂ©rations de sauvetage. En 1944, la CIMADE chargea le pasteur de s’occuper de faire passer clandestinement des Juifs en Suisse. La tâche Ă©tait difficile. Le terrain Ă©tait sans cesse parcouru par des patrouilles françaises et allemandes recherchant les fugitifs juifs ou opposants au rĂ©gime. Les sentiers montagneux Ă©taient d’accès difficile. Le pasteur AndrĂ© Morel fit franchir la frontière Ă  des dizaines de Juifs, en ne demandant ni n’acceptant aucune contrepartie. Il fut ensuite transfĂ©rĂ© au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) oĂą il continua ses activitĂ©s en 1943 et en 1944. Les habitants de la rĂ©gion s’Ă©taient mobilisĂ©s pour aider les Juifs. Le pasteur, qui Ă©tait en liaison avec l’organisation juive l’OSE, avait pour tâche de trouver des paysans prĂŞts Ă  cacher des Juifs. AndrĂ© Chouraqui, qui coordonnait les efforts de cette organisation, Ă©voqua après la guerre les activitĂ©s du pasteur. Il lui avait confiĂ© vingt enfant juifs. Tous furent cachĂ©s dans des familles de paysans. ArrĂŞtĂ© pour avoir fait passer clandestinement des Juifs en Suisse, AndrĂ© Morel fut condamnĂ© Ă  une amende de 4.000 Francs de l’Ă©poque, somme que le jeune pasteur Ă©tait bien incapable de rĂ©unir. Ce fut au tour de Chouraqui de lui venir en aide. Il fit appel aux Juifs de la rĂ©gion qui contribuèrent de bon coeur.

Le 23 septembre 1990, Yad Vashem a décerné à André Morel le titre de Juste parmi les Nations.

 

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