Dossier n°13075 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 2015

Casimir Garette

Année de nomination : 2015
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession : Exploitant agricole

Marie Garette Castillon

Année de nomination : 2015
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession : Exploitant agricole

    Localisation Ville : Vic Fezensac (32190)
    Département : Gers
    Région : Occitanie

    L'histoire

    Aharon Zvi Schreiber, né à Anvers et son épouse Frummet, dite Fanny, née à Francfort, étaient des Juifs religieux et habitaient avant la guerre à Anvers en Belgique avec leurs quatre enfants : Raphael né en 1929, Myriam née en 1934, Joseph né en 1935 et Benjamin né en 1939. Aharon Zvi Schreiber décède de maladie en 1939.

    Le 10 mai 1940, l’Allemagne envahit la Belgique. Gustav Schreiber qui avait quitté Anvers avec sa famille pour se réfugier en France, revient à Anvers chercher la famille de son frère Aharon. Gustav loue une voiture et arrive à Vichy avant de rejoindre la ville de Bandol dans le département du Var. La famille reste deux ans à Bandol et les enfants vont à l’école. Fanny est arrêtée plusieurs fois, mais parvient chaque fois à s’échapper.

    Après l’occupation de la zone libre par les Allemands, Fanny parvient à confier Myriam à la Croix-Rouge qui la fait passer en Suisse. Avec ses fils, elle se réfugie au château de Seignebon, puis arrive à Vic Fezensac dans le département du Gers, près de la frontière espagnole. Ils logent dans une maison voisine de celle de la famille Durban. Ferdinand et Lucie Durban vont aider et protéger Fanny Schreiber et ses garçons qui restent là de janvier 1943 jusqu’à la Libération. Les enfants vont à l’école et Raphaël passe son certificat d’études primaires.

    Raphaël quitte l’école à l’âge de 14 ans car il ne peut pas poursuivre ses études à Auch, de peur de se faire arrêter. Il va alors travailler dans une ferme chez les Garette. Durant l’hiver, suite au froid, les Schreiber se réfugient de temps en temps dans la maison de la famille Garette se trouvant au lieu-dit Les Bourbonnes, faisant partie de Vic Fezensac.

    Quand les menaces se rapprochent, Fanny Schreiber et ses fils se réfugient dans la maison des Durban. Lorsque le danger devient imminent, la famille quitte rapidement Vic Fezensac et va se réfugier dans une ferme appartenant à la famille Durban à Lahitte, situé à quatre kilomètres, sur la route d’Auch, pour se mettre en sécurité.

    Après la guerre, la famille Schreiber rentre en Belgique.

    Le 1er juin 2015, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Casimir Garette et à son épouse Madame Marie Garette. 

    Documents annexes

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    Articles annexes