Dossier n°13428 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Joséphine Maréchal Girault

Année de nomination : 2017
Date de naissance : 24/01/1891
Date de décès : 28/01/1963
Profession : Journalière, couturière

    Localisation Ville : Chammes (53270)
    Département : Mayenne
    Région : Pays-de-la-Loire

    L'histoire

    Joséphine Maréchal, née à Jublains en 1891, habitait au Pâtis Beauvais à Chammes (Mayenne). Veuve, elle travaillait comme journalière et couturière pour élever ses trois enfants, Marcel, Germaine et Madeleine. Dans les années 1930, elle accueillit chez elle jusqu’à onze petits parisiens pendant les vacances d’été. Certains de ces enfants, persécutés pour la seule raison d’être nés juifs, trouvèrent refuge chez elle en juillet 1942, lors des rafles parisiennes du Vel d’hiv. Cet été-là, sont arrivés chez Joséphine Maréchal, les parents Szerman avec leur fils Léon et leur fille Dora, Madame Ita Rochow et sa fille Madeleine, les orphelins Max Kleinbaum et sa sœur Rose qui en arrivant à Chammes portait encore l’étoile jaune cousue sur son vêtement. Femme courageuse et de fort caractère, Joséphine Maréchal ne se laissa pas intimider, quand en 1943, les gendarmes vinrent chez elle arrêter ses «locataires clandestins ». En toute hâte et en pleine nuit, elle les fit évacuer dans la vachère de son voisin, monsieur Sauvage qui, avec l’aide de Monsieur Plumas, les conduisirent dans une ferme isolée de la forêt de Livet. Si les adolescents travaillaient chez des artisans du bourg et dans les fermes aux alentours, les adultes, eux, restèrent cachés dans le grenier jusqu’au 7 août 1944. Tous sont retournés à Paris après la Libération. Tous, sauf Dora qui en juin 1943, se risqua à revenir dans l’appartement familial de Paris. Elle fut raflée, internée à Drancy, déportée et assassinée à Auschwitz. Elle avait 15 ans

    Le 6 mars 2017, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Madame Joséphine Maréchal le titre de Juste parmi les Nations.

     




    Mis à jour il y a 11 mois.