Dossier n°14047B - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Caroline Faure Frommer

Année de nomination : 2021
Date de naissance : 31/10/1890
Date de décés : 11/10/1953
Profession : Cultivatrice

Paul Faure

Année de nomination : 2021
Date de naissance : 05/03/1896
Date de décés : 29/11/1959
Profession : Cultivateur

Localisation Ville : Saint-Antoine-de-Breuilh (24230)
DĂ©partement : Dordogne
RĂ©gion : Nouvelle-Aquitaine

L'histoire

Résumé du sauvetage :

Les frères Lucien et George Marx ainsi que leur père Raphaël sont nés en France et au début de la guerre, habite à Vitry.

Après de durs bombardements qui détruisent une grande partie de la ville et leurs propres biens, ils s’enfuient n’ayant que les vêtements qu’ils portent à Somsois.

Les bombardements continuant, ils décident d’aller dans le département des deux Sèvres.

Georges Merveilleau :

Lucien Marx et sa famille se réfugie dans la ferme Goulard en Gironde, proche de la ligne de démarcation à Sainte Foy la Grande et ce grâce à une rencontre par hasard avec une personne de leur connaissance Georges Merveilleau anciennement collègue de Lucien Marx. Georges vient en aide à la famille Marx pendant toute la durée de la guerre avec la complicité de son épouse Jeannine.

Georges et Jeanine, s’occupent en 1943 et 1944 aux besoins des Marx et ce jusqu’à la fin de la guerre. Durant cette période, il offre la possibilité à Lucien d’effectuer son travail qui consiste à faire le commerce de chevaux.

En 1942, avec l’aggravation des conditions de vie pour les juifs en France, ils doivent présenter leurs cartes d’identité afin que soit rajouté le tampon JUIF. Les lois édictées par l’état Français de Pétain interdisant aux juifs de nombreuses professions, Lucien Marx quitte son travail et se lance dans la culture de légumes et de fruits, ce qui permet à la famille de survivre jusqu’à la fin de la guerre.

Edmond Lévy, le frère de Eva, l’épouse de Lucien les rejoigne et trouve du travail comme fournisseur de pain qu’il distribue de lieux en lieux avec une cariole.

Jean Paul Marx témoigne qu’en plus de l’aide apportée, Les Merveilleau lui promettent d’adopter René et Jean Paul en cas de malheur.

Pierre Marbouty – Maire de Pineuilh :

En juillet 1943, il accueille la famille Marx et leur donne de faux papiers au nom de Marais, papiers produits avec l’aide d’un des chefs de la résistance locale.

En 1944, la pression se fait plus grande car les Allemands et les collaborateurs intensifient les rafles dans la région. Ce sera l’année la plus difficile à passer.

Famille Faure et Matignon :

Les Familles Faure et Matignon sont deux familles protestantes qui se connaissent et sont proche de la rivière de la Dordogne. En 1944, les familles refugiées doivent souvent quitter Sainte Foy la Grande suite aux nombreuses rafles. Ils prennent des vélos et s’éloignent d’environ d’une dizaine de kilomètres en traversant la rivière vers la Famille Faure qui habite à proximité dans un lieu qui s’appelle les Verdiers. George Merveilleau est un ami de Paul Faure et ensemble ils protègent la famille Marx. Chez les Faure, il y a une chambre où les poursuivis peuvent se cacher.

Ils peuvent aussi se réfugier chez les Matignon qui sont voisins. Quand les familles arrivent dans la nuit pour se cacher, les familles Faure et Matignon communiquent en sifflant.

Famille Planes :

Alors que les rafles s’intensifient en juin et juillet 1944, René et Jean Paul Marx continuent de se cacher à Sainte Foy la Grande et à Nérac chez Ernest et Lucie Planes et leur fille Emma dont le mari est prisonnier de guerre des Allemands. C’est le réseau de résistance local qui s’occupe de transporter les réfugiés d’une cachette à l’autre. De par ces actions, les Planes ont sans aucun doute aidé au sauvetage des familles pourchassées pendant cette dangereuse période.

Le 20 avril 2021, Yad Vashem – Institut International pour la Shoah, a décerné à Georges et Janine MERVEILLEAU, Pierre MARBOUTY, Pierre, Eva et leur fils Jacques MATIGNON, Paul et Caroline FAURE le titre de Juste parmi les Nations.




Mis Ă  jour il y a 7 mois.