Renée Malé Besnard
Année de nomination : 2021
Date de naissance : 09/05/1894
Date de décés : 31/03/1988
Profession : Epicière

Fernand Malé
Année de nomination : 2021
Date de naissance : 03/08/1890
Date de décés : 06/07/1977
Profession : Epicier

Localisation Ville : Pithiviers (45300)
Département : Loiret
Région : Centre-Val de Loire

Personnes sauvées

Cérémonies



    Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


    L'histoire

    Fernand et Renée Malé vivent à Pithiviers dans le département du Loiret avec leurs quatre enfants pendant la guerre.

    Le 14 mai 1941, Paul Lederer, Jean Csonka et Willy Gross, trois juifs autrichiens sont envoyés dans le camp de Pithiviers, affectés tous les trois dans la baraque 18. En effet, ce même jour,  6 500 convocations sont envoyées à des juifs étrangers de Paris et sa proche banlieue et malheureusement pour ceux qui ont répondu à cette convocation, soit 3 700 hommes, ils vont être arrêtes et envoyés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

    Paul, Jean et Willy sont vaguemestres c’est-à-dire qu’ils ont la charge d’aller apporter et récupérer le courrier et les colis à la gare de Pithiviers. Ayant le droit de sortir du camp, ils vont chercher de la nourriture pour améliorer leur ordinaire. Ils viennent donc souvent dans l’épicerie tenue par Fernand et Renée Malé.
    Le 7 mai 1942, ils décident de s’enfuir du camp et se réfugient alors chez Fernand et Renée qui ont gardé le silence même quand les gendarmes sont venus enquêter sur leur disparition. Ils devaient ne rester que quelques jours avant de passer la ligne de démarcation mais sont restés 2 ans jusqu’à la Libération. Ils dormaient tous les trois dans la chambre de leur fils Edmond qui était pensionnaire au collège catholique de Pontlevoy dans le Loir-et-Cher et ne rentrait que pour les vacances scolaires. Quand il rentrait, Edmond à qui ils avaient expliqué la situation, dormait dans la chambre parentale et savait qu’il ne devait rien dire sur ces réfugiés de peur de représailles. Renée Malé a aussi trouvé une cachette pour la mère de Jean Csonka, sous un faux nom dans une pension de famille à Orléans.

    A la fin de la guerre Jean Csonka et Paul Lederer ont épousé deux des filles Malé, Mireille et Madeleine. Quant à Willy, il est retourné s’installer à Paris.

     

    Au camp Jean portant un béret au centre de l’image

     




    Mis à jour il y a 5 mois.