Dossier n°14097 - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Pierre Gilles

Année de nomination : 2021
Date de naissance : 03/04/1919
Date de décès : 01/01/2016
Profession : Officier de Police

Marthe Gilles Seichon

Année de nomination : 2021
Date de naissance : 29/01/1891
Date de décès : 23/02/1978
Profession : Agricultrice

Paul Gilles

Année de nomination : 2021
Date de naissance : 25/03/1888
Date de décès : 24/09/1959
Profession : Agriculteur

    Localisation Ville : Villers-les-Pots (21130)
    Département : Côte-d’Or
    Région : Bourgogne-Franche-Comté

    L'histoire

    Gabriel Guedj originaire de la ville de Sétif en Algérie est l’aîné d’une famille de 16 enfants. Il arrive à Paris dans les années 1920 et travaille comme régleur chez Citroën. Juliette Johar qui deviendra son épouse, est née à Constantine, a 7 frères et sœurs et arrive en France aussi dans les années 20. Sa famille s’installe à Valenciennes et ses parents y ouvrent une boutique de vêtements.

    Gabriel et Juliette se marient au début des années 30 et s’installent à Nogent-sur-Marne. Claude Guedj nait en 1938.

    Quand la guerre éclate en 1940, la famille quitte la région parisienne pour Périgueux. Un deuxième enfant nait, Jacques. Gabriel, le père, résistant de la première heure est arrêté et envoyé au camp de Gurs. De là il est transféré à Bordeaux pour travailler dans les cloches sous-marines. Les deux fils, Claude et Jacques sont confiés à l’orphelinat de Périgueux grâce à une amie de la famille qui était assistante sociale. Ils ont pu ainsi échappés à d’éventuelles rafles.

    Ensuite ils sont récupérés par une des sœurs de leur mère, l’épouse de Pierre Gilles, et se retrouvent à Villiers-les-Pots chez Paul et Marthe Gilles et leur fils Pierre. Ce dernier faisait partie du Maquis. Marthe Mitaine est la sœur de Paul Gilles, elle tient avec son mari Ernest, la boulangerie et l’épicerie du village, ils assurent l’approvisionnement de la famille Guedj pendant toute la guerre. La famille Pierre et la famille Mitaine ont pris de grand risque en accueillant 8 personnes juives sous leur toit. Bien que cachée, la famille était connue des villageois qui n’ignoraient pas leur religion.

    Un jour que Claude jouait avec un voisin, il voit arriver une colonne de chars de camions d’automitrailleuse allemande. Le grand-père de son copain les fait entrer dans la maison et les abrite sous le lit car les Allemands n’arrêtent pas de tirer sur tout ce qu’ils croisent. Les murs de la maison tremblent sous les impacts de balles. Puis il s’enfuit vers la maison des Gilles pour rejoindre ses parents. Pierre a le temps d’ouvrir les battants de fer de la cave où la famille Guedj est cachée. Les Allemands fouillent toue la maison sans s’intéresser à la porte de la cave. Ils furent ainsi tous sauvés.

    Le 29 juin 2021, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Paul, Marthe et Pierre Gilles, le titre de Juste parmi les Nations.

    Les médias externes :







    Mis à jour il y a 3 mois.