Jean Saint-Martin
Année de nomination : 2022
Date de naissance : 08/04/1910
Date de décés : 12/04/2000
Profession : Pasteur

Localisation Ville : Lasalle (30460)
Département : Gard
Région : Occitanie

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Jean Saint-Martin étudiant en Théologie

De 1936 à 1943 Jean Saint-Martin est le pasteur dans un presbytère à Lasalle dans les Cévennes. Sa paroisse comprend les villages de Colognac, Soudorgues et Sainte-Croix-de-Caderie. Grâce à ses actions tel que trouver des abris parmi ses paroissiens cévenols a permis à plusieurs familles juives de survivre pendant les heures sombres de l’occupation, il offre aussi l’hospitalité chez lui, dans son grenier malgré les risques encourus pour lui et sa famille. Il connaissait bien ses paroissiens et savait à qui il pouvait faire confiance. Régulièrement il rendait visite aux juifs cachés par ses soins dans des granges, des bergeries et leur apportait de la nourriture offerte gracieusement par les paroissiens.

Il a participé activement avec entre autres d’autres pasteurs à sauver des juifs notamment avant la rafle de Nîmes en août 42. En 1943, il était devenu dangereux pour lui , son épouse et ses 4 enfants de rester à Lasalle car ses actions de sauvetage étaient connues,  il fut alors nommé dans le Lot-et-Garonne, à Tonneins où là encore il intègre une chaîne de solidarité pour sauver des rafles une jeune femme juive Colette Meyer, son mari François  et leur fille Christiane d’à peine 18 mois.

Christiane est née à Montpellier en pleine guerre le 14 juin 1942. Grâce aux connexions du pasteur Saint-Martin, la famille Meyer a pu après plusieurs caches s’établir aux Vignaux. Ils vont vivre clandestinement dans une petite école accolée au temple protestant, sans chauffage ni électricité.

Toutes les personnes qui ont eu recours au Pasteur Saint-Martin lui sont reconnaissantes.

Jean, sa femme et ses 4 filles en 1942




Mis à jour il y a 1 mois.