Dossier n°14147 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Louise Litez-Tiverval

Année de nomination : 2022
Date de naissance : 14/12/1884
Date de décés : 12/03/1966
Profession : Retraitée

Robert Litez-Tiverval

Année de nomination : 2022
Date de naissance : 06/05/1884
Date de décés : 03/07/1979
Profession : Retraité

Localisation Ville : Puchay (27150)
Département : Eure
Région : Normandie

L'histoire

Suite au décès de ses parents, CHAIMOVITCH Samuel né à Paris 12ème en 1929. est placé à l’orphelinat Rothschild, 7 rue Lamblardie à Paris où il reste pensionnaire de décembre 1935 à la fermeture de l’orphelinat (1er février 1943), avec son frère Albert né en 1932 et un camarade Charles MULARZ, né en 1931.

Samuel et Albert sont placés dans une famille d’accueil chez Robert et Louise LITEZ-TIVERVAL tous deux retraités. Ils vivent une vie de petits campagnards normands.

Ils avaient déjà leurs certificats d’études donc ils n’étaient plus scolarisés. Ils effectuent donc des travaux à la campagne tel que la récolte des petits pois, des pommes de terre, trier les lentilles….

Ils sont restés, à l’abri de la tourmente et des arrestations aux « Mesnils » à PUCHAY (Eure) en Normandie. En 1943, leur camarade Charles les rejoint après avoir passé quelques mois dans l’Oise. Charles était né en Pologne, sa mère est décédée en 1935 en donnant naissance à une petite fille. Son père, veuf avait décidé de s’installer à Paris et de faire venir par la suite ses quatre enfants. En raison de la guerre, seul Charles et sa sœur aînée Maria ont pu venir. Tous les deux ont été envoyés à l’orphelinat mais Maria fut déportée.

Il est resté chez Robert et Louise environ quatre mois.

A la Libération Samuel, Albert et Charles sont rapatriés par une assistante sociale. Mais les vicissitudes de la vie ont fait qu’ils ont perdu le contact pendant de nombreuses années. Ce n’est qu’en 1965 ou 1966, que Samuel a retrouvé la famille LITEZ qui s’était retirée dans le village d’Osséja dans les Pyrénées. Ils avaient 80 ans passés tous les deux.




Mis à jour il y a 5 mois.