Michel Ballarin
Année de nomination : 2022
Date de naissance : 02/02/1898
Date de décés : 28/09/1968
Profession : Viticulteur

Localisation Ville : Langon (33210)
Département : Gironde
Région : Nouvelle-Aquitaine

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Michel Ballarin

Claude Hayem est né à Paris en 1933. Son père André lui aussi né à Paris en 1900 était directeur d’une société de transports aériens de commerce mais décède malheureusement l’année de sa naissance. Sa mère Fernande née aussi à Paris, secrétaire de direction élève donc son fils dans le 19ième à Paris.

Dès 1942 Fernande comme le reste des juifs portent l’étoile jaune. Lors de la rafle du 16 juillet Fernande, son fils, sa mère Henriette Kahn et sa sœur Raymonde se réfugient chez des amis. Ils y restent quelques jours avant de partir rejoindre la zone libre munis de fausses cartes d’identité. Ils veulent rejoindre Périgueux où se trouve des membres de leur famille.

Une cousine faisant partie d’un réseau de résistants anglais leur indique l’adresse d’un passeur à Niort. Ils se retrouvent à Niort afin de le rencontrer mais malheureusement il fut arrêté. Après plusieurs péripéties, ils trouvent un autre passeur et partent par train à la Réole, une ville proche de Langon dans le Bordelais. Après plusieurs heures de marche, Fernande décide de frapper à la porte d’une maison. Michel Ballarin lui ouvre et offre aux quatre réfugiés l’hospitalité dans une chambre un peu isolée. Il les prévient qu’une patrouille allemande viendrait sûrement le lendemain matin et qu’il faudrait donc garder le silence. Après le départ de la patrouille allemande Michel Ballarin, leur fait passer la ligne de démarcation deux par deux en rampant sous des barbelés dans une vigne. Claude Hayem, et sa grand-mère, puis sa mère et sa tante se retrouvent en zone libre grâce à Michel Ballarin qui refuse tout dédommagement.

 




Mis à jour il y a 3 mois.