Dossier n°14227B - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Jeanne Floccard

Année de nomination : 2022
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession :
    Localisation Ville : Lyon (63000)
    Département : Rhône
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    L'histoire

    La famille Borach est originaire d’Alsace. Au 19ème siècle après la guerre de 1870, l’Alsace Lorraine, devient allemande, c’est alors que la famille part vivre aux Etats-Unis.

    Plus tard, ils décident de revenir en France et s’installent à Lyon. Le père Louis Borach se marie avec Tita Esther Bonan et leur fils Jacques nait en 1928.

    Louis Borach et ses deux frères ont un commerce au 9 place des Jacobins. Ils vendent des fournitures de mode. Louis et sa famille habitent Cours de la Liberté. Les trois frères sont des vétérans de la 1ère guerre mondiale.

    Avec l’invasion du sud par les troupes allemandes, le danger se fait sentir. En octobre 1943 les trois frères sont arrêtés, envoyés à Drancy puis déportés vers Auschwitz d’où ils ne reviendront pas.

    Un des employés, présent lors de la venue des Allemands, se dépêche d’aller chez Esther pour la prévenir de l’arrestation de son mari et ses frères. Elle quitte la maison et va chercher son fils à l’école qui a maintenant 15 ans.

    Ensemble, ils se cachent tout d’abord chez une amie, Jeanne Floccard qui habite la même rue. Jacques se souvient de la peur qu’il ressentait chaque fois que chez Jeanne Floccard, l’ascenseur se mettait en marche. Cette cachette n’était pas un lieu sûr car le fils de Jeanne Floccard appartenait à un réseau de résistance « les Glières » et il était recherché.

    Tita qui se retrouve sans ressource, se souvient que son mari avait versé à son comptable M. Buenzod une somme d’argent en cas de problème. Tita et Jacques passent la nuit chez M. Buenzod et récupère l’argent. Le lendemain matin, ils doivent trouver un autre refuge. 3 ans auparavant, Tita avait fait la connaissance de la famille Joly. Pendant l’exode de 1940, ils ont passé ensemble deux semaines dans une ferme. Robert et Henriette Joly qui habitaient à Vaise rue Nérard leur proposent dans un premier temps de les cacher chez eux puis d’aller dans leur maison secondaire à Belley. Les Joly sont de fervents catholiques et ils sont en relation avec un pensionnat religieux, l’institution Lamartine. Ils y inscrivent Jacques pour qu’il puisse continuer ses études. Le père Adam, directeur de l’institution est au courant de la situation et avec l’accord de son évêque à Belley accepte le jeune Jacques qui devient Jean-Jacques Berger. Tita pendant ce temps, se cache un peu à Lyon, un peu chez les Joly à Belley. Tita et Jacques survivent à la guerre et retournent vivre à Lyon.

    Le 30 mai 2022, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné, à Jeanne Floccard ainsi qu’à Robert et Henriette Joly, le titre de Juste parmi les Nations.




    Mis à jour il y a 5 mois.