Dossier n°1484A - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Année de nomination : 1978

Hélène Durand

Année de nomination : 1978
Date de naissance : 12/07/1917
Date de décés : 27/04/2016
Profession : Professeur

Localisation Ville : Poitiers (86000)
Département : Vienne
Région : Nouvelle-Aquitaine

L'histoire

En 1942, dans la ville de Poitiers (Vienne) sous occupation allemande, Hélène Durand se porta volontaire pour transmettre des messages entre les Juifs internés au camp de la Route de Limoges et le rabbin Elie Bloch, que les autorités ne laissaient pas entrer dans ce camp. C’est par l’intermédiaire du père Jean Fleury (q.v) qu’elle avait rencontré le rabbin. Si les activités de la jeune femme avaient été découvertes, les autorités d’occupation lui auraient infligé des peines sévères. De novembre 1942 jusqu’à la Libération, elle donna asile à deux jeunes juives qu’on avait réussi à faire sortir du camp et, en octobre 1943, à la demande du père Fleury, elle hébergea aussi Régine Breidick, la secrétaire du rabbin Bloch, qui devait se cacher car son nom figurait sur la liste de personnes à arrêter. Hélène Durand lui fournit une fausse carte d’identité qu’elle avait reçue d’Hélène Marzellier (q.v). Régine Breidick put ainsi franchir la ligne de démarcation et atteindre Grenoble. Hélène Durand rendait régulièrement visite à des femmes juives hospitalisées, leur apportait des bonbons et leur remontait le moral. Dans leur témoignage après la guerre ces femmes disent qu’elles voyaient en elle un ange…

Le 25 octobre 1978, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Hélène Durand le titre de Juste parmi les Nations. 

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