Dossier n°1655

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Année de nomination : 1979
Lucienne Guyollot Caron
Année de nomination : 1979
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Propriétaire d’une auberge, restaurateur hotelier

Rémond Guyollot
Année de nomination : 1979
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Propriétaire d’une auberge, restaurateur hotelier

Localisation Ville : Appoigny (89380)
Département : Yonne
Région : Bourgogne-Franche-Comté

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Au début du mois de novembre 1942, la famille Saragousi, des Juifs de Salonique, fut arrêtée à Paris. Le père, la mère et leurs deux enfants, Eddie, sept ans et Pierre, quatre ans, furent conduits au commissariat du 18éme arrondissement. Peut-être à la demande du père, un policier téléphona à une voisine des Saragousi et lui dit qu’elle pouvait venir chercher les enfants – à condition de leur faire quitter Paris sans délai. La voisine fit appel à sa belle-soeur, Lucienne Guyollot, qui habitait Appoigny dans l’Yonne, lui demandant de venir à Paris chercher les petits et de les ramener chez elle. Lucienne accepta sur le champ et promit aux Saragousi de s’occuper des enfants tant que leur vie serait en danger. Malgré les risques, Lucienne et Raymond Guyollot hébergèrent Eddie et Pierre jusqu’à la Libération, et s’en occupèrent avec chaleur et dévouement, sans demander la moindre rémunération. Leurs parents n’étant  pas revenus des camps de la mort, les deux enfants vécurent chez les Guyollot, devenus leurs parents adoptifs, jusqu’en 1958.

Le 11 juin 1979, Yad Vashem a décerné à Raymond et Lucienne Guyollot le titre de Juste parmi les Nations.

Documents annexes

Article de presse - Yonne républicaine du 13/08/2002 Article de presse – Yonne républicaine du 13/08/2002
13 juin 2015 18:33:31

Articles annexes

Aucun autre article




Mis à jour il y a 9 mois.