Dossier n°1655 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Lucienne Guyollot Caron

Année de nomination : 1979
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession : Propriétaire d’une auberge, restaurateur hotelier

Rémond Louis Guyollot

Année de nomination : 1979
Date de naissance : //
Date de décès : //
Profession : Propriétaire d’une auberge, restaurateur hotelier
    Localisation Ville : Appoigny (89380)
    Département : Yonne
    Région : Bourgogne-Franche-Comté

    Personnes sauvées

    L'histoire

    En 1943, le couple Guyollot à droite de l'image

    En 1943, le couple Guyollot à droite de l’image

    Au début du mois de novembre 1942, la famille Saragousi, des Juifs de Salonique, fut arrêtée à Paris. Le père, la mère et leurs deux enfants, Eddie, sept ans et Pierre, quatre ans, furent conduits au commissariat du 18éme arrondissement. Peut-être à la demande du père, un policier téléphona à une voisine des Saragousi et lui dit qu’elle pouvait venir chercher les enfants – à condition de leur faire quitter Paris sans délai. La voisine fit appel à sa belle-sœur, Lucienne Guyollot, qui habitait Appoigny dans l’Yonne, lui demandant de venir à Paris chercher les petits et de les ramener chez elle. Lucienne accepta sur le champ et promit aux Saragousi de s’occuper des enfants tant que leur vie serait en danger. Malgré les risques, Lucienne et Raymond Guyollot hébergèrent Eddie et Pierre jusqu’à la Libération, et s’en occupèrent avec chaleur et dévouement, sans demander la moindre rémunération. Leurs parents n’étant  pas revenus des camps de la mort, les deux enfants vécurent chez les Guyollot, devenus leurs parents adoptifs, jusqu’en 1958.

    Le 11 juin 1979, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Raymond et Lucienne Guyollot le titre de Juste parmi les Nations.

    Arbre des Guyollot à Jérusalem

    Arbre des Guyollot à Jérusalem

    Documents annexes

    Article de presse - Yonne républicaine du 13/08/2002Article de presse – Yonne républicaine du 13/08/2002

    Articles annexes

    Témoignage de la personne sauvée




    Mis à jour il y a 3 semaines.