Pierre-Marie Gerlier
Année de nomination : 1981
Date de naissance : 14/01/1880
Date de décés : 17/01/1965
Profession : Cardinal, Primat des Gaules

Localisation Ville : Lyon (69000)
Département : Rhône
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire

Cérémonies



    Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


    L'histoire

    Le Cardinal Pierre-Marie Gerlier

    Le cardinal Gerlier était à la tête du diocèse de Lyon; en sa qualité de Primat des Gaules il était le chef de l’église de France. Tout en se montrant un fervent soutien du maréchal Pétain, en adjurant ses ouailles de lui obéir, le prélat critiquait, avec modération mais publiquement, la politique anti-juive de Vichy. Dans un rapport daté du 3 septembre 1942, le commandement militaire allemand en France déclarait que, selon le premier ministre Pierre Laval, « Les exigences que nous lui avions formulées concernant la question juive s’étaient heurtées à une résistance sans pareille de la part de l’Église, le chef de cette opposition anti-gouvernementale étant en l’occurrence le Cardinal Gerlier. » Avec le chef de l’Église protestante, le pasteur Marc Boegner (q.v), le prélat était président d’honneur de l’Amitié Chrétienne, une organisation fondée à Lyon en 1941 pour défendre les victimes du régime de Vichy. Le 30 août 1942, les autorités exercèrent une forte pression sur ses dirigeants afin qu’ils leur livrent 108 enfants juifs qui avaient été arrachés du camp de Vénissieux (avec le concours de l’A.C.) à un convoi en partance pour le camp de Drancy. Le cardinal pesa de tout son poids en faveur de l’œuvre qu’il patronnait et les enfants eurent la vie sauve. Il intervint également personnellement auprès de la Gestapo pour faire remettre en liberté Jean-Marie Soutou (q.v), l’un des dirigeants de l’Amitié Chrétienne, qui, soupçonné de cacher des Juifs, avait été arrêté en janvier 1943, interrogé et jeté en prison.

    Le 15 juillet 1980, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné au cardinal Pierre Marie Gerlier le titre de Juste parmi les Nations.

    Documents annexes

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    Mis à jour il y a 4 mois.