Dossier n°1769A

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Les Justes

Année de nomination : 1981
Marie Placide
Année de nomination : 1981
Date de naissance : //
Date de décés : 06/12/1972
Profession : Mère supérieure du couvent,ordre catholique belge

Localisation Ville : Auvillar (82340)
Département : Tarn-et-Garonne
Région : Occitanie


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Pendant la guerre, les religieuses d’un ordre catholique belge abandonnèrent leur couvent d’Heverlee, petit village situé près de Louvain, pour s’installer dans un couvent inoccupé à Auvillar, dans le Tarn-et-Garonne. A compter de l’été 1942, les Eclaireurs Israélites de France, établis à Moissac, non loin d’Auvillar, mirent sur pied une branche clandestine, La Sixième, qui se consacrait à sauver de jeunes Juifs de la déportation. Elle leur trouvait des cachettes, chez des paysans mais aussi dans des couvents et des monastères. Mère Placide était la supérieure d’Auvillar; elle accepta d’héberger une quarantaine d’enfants et d’adolescents juifs, à la demande des évêques de Toulouse, Mgr. Saliège (q.v.), et de Montauban, Mgr. Théas (q.v.) qui avaient condamné publiquement la politique anti-juive du régime de Vichy et ses persécutions. La Sixième dirigea sur ce couvent des enfants qui, pour la plupart, avaient été arrachés in extremis aux camps d’internement de Gurs, Septfonds et Rivesaltes juste avant leur déportation à l’Est. Ces opérations étaient menées en coopération avec l’OSE et plusieurs organisations chrétiennes sympathisantes. A leur arrivée, les enfants recevaient une nouvelle identité. Malgré plusieurs descentes de la Gestapo dans l’établissement, aucun enfant ne fut arrêté. Après la guerre, le gouvernement français a décerné une décoration à Mère Marie Placide pour son courage.

Le 15 juillet 1981, Yad Vashem a décerné à Mère Marie Placide le titre de Juste parmi les Nations. 

 

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