Dossier n°2008B

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Les Justes

Année de nomination : 1981
Ferdinand Fischer
Année de nomination : 1981
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Frère mariste, enseignant à l’école française Champagnat à Budapest

Localisation Ville : Budapest ()
Département :
Région :

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Le moine mariste Ferdinand Fischer enseignait à l’école française Champagnat à Budapest. Après la prise du pouvoir le 15 octobre 1944 par le mouvement fasciste des Croix-Fléchées, Budapest connut la terreur. Les Juifs étaient massacrés dans la rue et dans leurs foyers; des milliers d’entre eux furent expulsés en Autriche et le reste – cent mille environ – concentré dans un ghetto dans des conditions épouvantables. Des bandes d’assassins couraient les rues; toute activité en faveur des Juifs devint des plus dangereuses. Frère Ferdinand et les sept autres moines de son ordre ouvrirent les portes de leur monastère à des Juifs et des non-Juifs. L’endroit était surpeuplé; pourtant une centaine d’enfants juifs et une cinquantaine d’adultes – parents ou grands-parents des enfants – y trouvèrent refuge. Pour en sauver le plus grand nombre, les moines mirent leurs cellules à la disposition des réfugiés et s’en allèrent dormir dans les couloirs et partout où ils le pouvaient. Non contents de fournir vivres et logement, les moines procurèrent à leurs protégés de faux papiers de la Croix-rouge suédoise. En cachant un aussi grand nombre de réfugiés dans un monastère situé au beau milieu de Pest, les moines couraient d’immenses dangers. Lorsqu’onles mettait en garde, soulignant les risques auxquels ils s’exposaient par leur action, ils répliquaient « Si on vient arrêter les réfugiés, nous irons avec eux en prison. » Le 19 décembre 1944, la Gestapo fit une decente au monastère, arrêtant tous ceux qui s’y trouvaient, y compris les huit moines dont frère Ferdinandl. Torturés, affamés, rongés par la maladie dans leur prison, les moines refusèrent héroïquement de révéler qui, parmi leurs protégés, était juif. De nombreux Juifs durent ainsi leur vie au Frère Ferdinand et aux autres moines. Leur courage et leur grandeur d’âme firent l’admiration de tous leurs protégés. Les moines ont risqué leur vie et enduré de grandes souffrances plutôt que de livrer des Juifs aux Nazis, ont tenté, avec une totale abnégation, d’en sauver le plus grand nombre possible.

Le 26 février 1981, Yad Vashem a décerné au frère Ferdinand Fischer le titre de Juste parmi les Nations.

 

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