Dossier n°2240

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Les Justes

Année de nomination : 1982
Pierre Capdevielle
Année de nomination : 1982
Date de naissance : 25/10/1905
Date de décés : 18/11/1993
Profession : Adjoint au maire, médecin, Directeur d’un sanatorim

Localisation Ville : Passy (74190)
Département : Haute-Savoie
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Pendant l’occupation, Pierre Capdevielle était adjoint au maire de Passy, une commune de la Haute-Savoie. Il avait accès dans le cadre de ses fonctions à des documents officiels et des papiers dont il tirait parti pour sauver des Juifs et venir en aide aux mouvements de résistance clandestine, auxquels il appartenait. Médecin, il était également responsable d’un sanatorium dont il se servit pour cacher des Juifs persécutés. Lorsque les Allemands commencèrent les déportations massives de Juifs parisiens vers l’est, le docteur René Israël-Asselain réussit à quitter la capitale et arriva à Passy. Pierre Capdevielle lui fournit une fausse carte d’identité et lui délivra une autorisation spéciale lui permettant de retourner à Oran, en Algérie, sa ville natale. Il aida également Olga Klotz et son mari. Ces Juifs, parisiens eux aussi, avaient réussi à atteindre Passy. L’adjoint au maire les munit de faux papiers qui leur permirent de vivre à Lyon. Il aidait les Juifs par conviction personnelle et sans attendre la moindre compensation. Il continua après la guerre. C’est ainsi qu’en 1947 il envoya un vigoureux télégramme de protestation à Ernest Bevin, alors Secrétaire aux Affaires étrangères, à la suite de l’affaire de l’Exodus. Lors de la cérémonie au cours de laquelle il se vit décerner le titre de Juste des Nations, Pierre Capdevielle cita la célèbre phrase de Louis Pasteur : « Je ne te demande ni ta race, ni ta religion, ni ton pays mais seulement quel est ton mal. »

Le 5 avril 1982, Yad Vashem a décerné à Pierre Capdevielle le titre de Juste des Nations.

 

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