Dossier n°2698i

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Les Justes

Année de nomination : 1985
Marguerite Ramadier Cerri
Année de nomination : 1985
Date de naissance : 29/11/1889
Date de décés : 16/08/1978
Profession : Sans profession

Paul Ramadier
Année de nomination : 1985
Date de naissance : 17/03/1888
Date de décés : 14/10/1961
Profession : Avocat, maire, Politicien socialiste (ancien ministre qui deviendra après-guerre le président du Conseil)

Localisation Ville : Decazeville (12300)
Département : Aveyron
Région : Occitanie

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire



    Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


    L'histoire

    Allée des Justes à Paris

    Paul Ramadier
    Paul Ramadier, le leader socialiste bien connu qui devait devenir premier ministre après la guerre, vint au secours de la famille du professeur Henri-Lévy Bruhl pendant l’Occupation. C’est grâce à lui et à sa femme Marguerite qu’ils eurent la vie sauve. Professeur de Droit bien connu à Paris, Henri-Lévy Bruhl était lui aussi membre du parti socialiste, et un grand ami de Paul Ramadier. Au début de l’Occupation, il était parti s’installer avec sa famille à Lyon, en zone libre. Lorsqu’en novembre 1942 les Allemands occupèrent la zone libre, le professeur fut prévenu par des résistants qu’il devait se cacher pour ne pas être arrêté. Paul Ramadier était alors maire de Decazeville (Aveyron). Son épouse et lui offrirent l’hospitalité de leur foyer à Henri-Lévy Bruhl, sa femme, sa fille et sa belle-mère. Mais à l’été 1944, les Allemands intensifièrent leur chasse aux Juifs et à ceux qui les aidaient dans la région de Decazeville. Paul Ramadier lui-même se trouvait menacé. Le pasteur protestant Idebert Exbrayat (q.v.) aida le maire à trouver des cachettes séparées pour chacun des membres de la famille et leur procura un guide qui les mena un à un à leurs nouveaux abris. Le professeur fut hébergé par un enseignant; l’un des amis de Ramadier fournit de faux papiers à sa femme. Louise Gardère (q.v.), directrice du lycée de Figeac, dans le Lot, trouva un emploi de conseillère pédagogique et de surveillante pour Françoise Bruhl, la fille du professeur, lui procura de faux papiers et trouva aussi une cachette pour la grand-mère dans un couvent. Paul Ramadier était bien connu pour son opposition à Vichy. Apporter son aide aux Bruhl lui faisait courir d’énormes dangers, ainsi qu’à sa famille. Pourchassé à son tour par les autorités de Vichy, il dut se cacher lui aussi. Il avait également aidé Salomon Grumbach, socialiste juif alsacien et député, en lui trouvant un abri alors que la police le recherchait. Pendant toute l’Occupation, il resta en contact avec ses amis juifs, dont de nombreux hommes politiques connus comme Léon Blum, et leur prodigua, autant que faire se pouvait, son soutien moral et matériel.

    Le 17 janvier, Yad Vashem-Institut International pour la mémoire de la Shoah a décerné à Paul et à Marguerite Ramadier le titre de Juste parmi les Nations.

     

    Cérémonie

    Cérémonie en honneur de Paul & Marguerite Ramadier le 15 mai 1994 à Yad Vashem

    Dévoilement de la plaque

    Dévoilement de la plaque

    Documents annexes

    Aucun document

    Articles annexes




    Mis à jour il y a 11 mois.