Dossier n°2714 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Marie Sagnier

Année de nomination : 1983
Date de naissance : 28/02/1898
Date de décès : //
Profession : Responsable de l’internat d’un établissement pour jeunes filles
    Localisation Ville : Murat (15300)
    Département : Cantal
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    L'histoire

    Marie Sagnier était responsable de l’internat d’un établissement pour jeunes filles à Murat (Cantal). De 1939 à 1945, l’établissement accepta une vingtaine de pensionnaires qui ne répondaient pas aux critères d’admission. Certaines n’avaient pas atteint l’âge minimal et toutes étaient juives. Mais leur admission assurait leur sécurité. Les enfants arrivaient sur la recommandation d’Alice Ferrières (q.v.) qui enseignait les mathématiques. Seule Marie Sagnier était informée de la véritable identité des nouvelles venues. En arrivant, elles recevaient un faux nom qu’elles gardèrent jusqu’à la Libération. En novembre 1942, les Allemands occupèrent le sud de la France et des troupes allemandes firent leur entrée à Murat, établissant leur quartier-général sur la place en face de l’école et de son internat. Les Allemands venaient régulièrement vérifier que l’établissement n’abritait pas de Juifs. A chaque fois, Marie Sagnier déclarait qu’il ne s’y trouvait aucune jeune juive. Elle adressait également chaque semaine de faux registres de présence aux autorités de Vichy. Parmi les jeunes filles qui trouvèrent refuge à Murat, on peut citer Erna Stern (de 1940 à la fin de l’Occupation), Solange Factor (de janvier 1943 à juillet 1944) ainsi que Ruth Feldman et sa soeur (de 1942 à 1944). Après la guerre Marie Sagnier resta en relations avec plusieurs de « ses » jeunes juives, qui avaient survécu grâce à sa protection.

    Le 27 octobre 1983, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Marie Sagnier, le titre de Juste parmi les Nations. 




    Mis à jour il y a 3 mois.