Dossier n°3212 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Albert Guilmin

Année de nomination : 1985
Date de naissance : 06/01/1900
Date de décés : 12/02/1991
Profession : Fermier

Germaine Guilmin Maudet

Année de nomination : 1985
Date de naissance : 31/08/1902
Date de décés : 06/11/1993
Profession : Fermière

Localisation Ville : Bonnetable (72110)
DĂ©partement : Sarthe
RĂ©gion : Pays-de-la-Loire

L'histoire

Cérémonie en honneur à Albert et Germaine Guilmin

La ferme Guilmin Ă  Peloisières, Ă  environ six kilomètres de Bonnetable dans la Sarthe, a servi de relais et abritĂ© plus d’une centaine de Juifs – adultes et enfants – arrivĂ©s de Paris; ils y attendaient leur placement dans des familles d’accueil ou des cachettes. Ces rĂ©fugiĂ©s Ă©taient convoyĂ©s jusqu’Ă  la ferme de Peloisières par des assistantes oeuvrant au sein de l’organisation juive de sauvetage des femmes de la WIZO ainsi que du rĂ©seau catholique de N.D. de Sion animĂ© par le R.P. ThĂ©omir Devaux (q.v.). MalgrĂ© les risques Ă©normes qu’ils couraient, les Guilmin ont donnĂ© asile Ă  des Juifs fuyant l’arrestation. C’est ainsi que deux fugitifs venant de Paris, Charles Edelman, dix-huit ans, et Sara sa mère, trouvèrent refuge dans la ferme Guilmin. Accueillis avec chaleur et sympathie, ils y vĂ©curent de septembre 1943 Ă  aoĂ»t 1944. Pour remercier leurs sauveurs, Sara faisait des travaux de couture et Charles aidait aux travaux de la ferme. Après la LibĂ©ration, les fermiers remirent une petite somme d’argent Ă  Charles et Ă  sa mère pour leur permettre de rentrer Ă  Paris et de faire face Ă  leurs premières dĂ©penses de retour Ă  la vie normale.

Le 27 octobre 1985, Yad Vashem – Institut International pour la MĂ©moire de la Shoah, a dĂ©cernĂ© Ă  M. et Mme Guilmin le titre de Juste parmi les Nations.

Documents annexes

Article de presse - Ouest france de 1988 Article de presse – Ouest france de 1988