Dossier n°3370 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Françoise Donadille Odier

Année de nomination : 1986
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : mère de 2 enfants

Marc Donadille

Année de nomination : 1986
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Pasteur protestant

Localisation Ville : Vialas (48220)
Département : Lozère
Région : Occitanie

L'histoire

Le pasteur Marc DONADILLE et sa femme Françoise

Marc Donadille, pasteur protestant, vivait avec sa femme Françoise à Vialas en Lozère, dans le sud de la France. Avec l’aide de son collègue le pasteur Henri Manen (q.v.), il s’employa à sauver les Juifs internés au camp des Milles. A l’été 1942, Henri Manen, qui habitait à Aix-en-Provence, donc à proximité du camp, commença à en faire sortir des dizaines d’enfants juifs et plusieurs adultes. Il en envoyait certains au pasteur Donadille qui, avec le concours de sa femme, leur trouvait des cachettes dans la région. C’est ainsi que Marianne Ahfeld et son mari arrivèrent à Vialas. Ils avaient trouvé refuge à Aix-en-Provence, puis, découverts par la police, avaient été internés au camp des Milles. Henri Manen les en sauva alors qu’ils étaient sur le point d’être déportés. Marc et Françoise Donadille les hébergèrent dans une petite maison de vacances qu’ils possédaient dans une forêt voisine. Françoise leur apporta tous les jours du ravitaillement. Elle fit inscrire Marianne, qui attendait un bébé, dans une maternité voisine, puis s’assura que la mère et l’enfant se portaient bien, s’occupant de la jeune femme avec dévouement après la naissance. En février 1943, à la suite d’une vague de rafles de Juifs dans les Cévennes, et notamment à Vialas, le pasteur Donadille fit parvenir un message à la préfecture à Mende informant le préfet, M.Dutruch, qu’une rébellion armée des gens de son village était à prévoir si les arrestations se poursuivaient. Le préfet se précipita à son domicile, tenta de se défendre en expliquant qu’il était obligé d’exécuter les ordres et demanda l’intervention du pasteur pour calmer les esprits. Ce à quoi Marc Donadille répondit : »Vous êtes contraint d’ordonner à vos gendarmes de chercher les Juifs. Toutefois, vous pourriez peut-être leur laisser entendre qu’ils ne sont pas obligés de les trouver. » Après la guerre Marianne Ahfeld témoigna que des dizaines de Juifs devaient leur survie au pasteur et à son épouse.

Le 20 mars 1986, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné au pasteur Marc Donadille et à sa femme Françoise le titre de Juste parmi les Nations.

Arbre des Donadille

Plaque sous l’arbre des Donadille

 

 

 

 

 

 

 

Documents annexes

Article de presse - Nature et patrimoine Article de presse – Nature et patrimoine
Article de presse - Hommage de la ville de marseille au Pasteur Marc Donadille Article de presse – Hommage de la ville de Marseille au Pasteur Marc Donadille
Article de presse - Echanges N°199 décembre 1995 Article de presse – Échanges N°199 décembre 1995
Article de presse Article de presse
Article de presse Article de presse
Article de presse du 13/10/1987 Article de presse du 13/10/1987
Article de presse du 06/07/1987 Article de presse du 06/07/1987
Invitation cérémonie Invitation cérémonie