Dossier n°3601

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Les Justes

Année de nomination : 1987
Raymond Boccard
Année de nomination : 1987
Date de naissance : //
Date de décés : 02/10/1996
Profession : religieux, jardinier

Localisation Ville : Ville-la-Grand (74100)
Département : Haute-Savoie
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Le frère Raymond Boccard était jardinier au Juvénat St-François de Sales, établissement d’enseignement catholique dans la petite localité de Ville-la-Grand (Haute-Savoie) près de la frontière suisse. Avec quatre autres religieux, des enseignants à l’école, Raymond Boccard aida des centaines de personnes, dont un grand nombre de Juifs, à passer en Suisse, sauvant ainsi leur vie. De sa cellule sous les combles, Boccard surveillait les patrouilles des gardes-frontière allemands. Le mur du jardin de l’école longeait la frontière. Dissimulés derrière ce mur, les religieux, accompagnés des fugitifs, attendaient son signal. Dès qu’une patrouille était passée, Raymond agitait son béret. Religieux et fugitifs faisaient alors le mur. Ils ne disposaient que de deux minutes et demie pour franchir la frontière. Souvent, des fugitifs, dont des femmes et des enfants juifs, après avoir réussi à échapper aux Allemands, tombaient aux mains de la police frontalière suisse, qui les reconduisait à la frontière. Ils étaient alors accueillis par frère Raymond, qui les logeait à l’école pour la nuit et les emmenait à la gare le lendemain. Comme il a été dit plus haut, ce religieux n’agissait pas seul; il était aidé notamment par le père Louis Favre (q.v.) qui devait être arrêté par les Allemands et exécuté pour ses activités de sauvetage. Le père Pierre Frontin, directeur de l’école, fut arrêté lui aussi; il fut remis en liberté cinq mois plus tard.

Le 4 mars 1987, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné au Frère Raymond Boccard le titre de Juste parmi les Nations. 

Frère Raymond Boccard

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