Dossier n°3831

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Les Justes

Année de nomination : 1988
Micheline Cahen Bellair
Année de nomination : 1988
Date de naissance : 20/08/1913
Date de décés : 04/01/2006
Profession : assitante sociale à la préfecture de police de Paris

Localisation Ville : Paris (75000)
Département : Paris
Région : Île-de-France

Lieu de mémoire

Personnes sauvées

Cérémonies

Date de Cérémonie de reconnaissance: 28 Mars 1988

L'histoire

Durant l’Occupation Micheline Bellair était assistante sociale au quartier général de la Police à Paris; elle appartenait également aux réseaux clandestins des scouts catholiques. Dans ce contexte elle était en relation avec les réseaux clandestins des Eclaireurs Israélites et leur oganisation de sauvetage, la Sixième. De 1942 à 1944, Micheline Bellair procura des faux papiers à des Juifs et leur trouva des refuges au sein de familles adoptives ou d’institutions d’accueil. Esther Papierman (Ashkenazi) n’avait que seize ans lorsqu’elle fut arrêtée avec sa famille alors qu’elle s’apprêtait à passer la ligne de démarcation pour gagner la zone non-occupée. Ramenée à Paris, Esther fut placée dans un foyer pour enfants juifs – un établissement connu des autorités -, où se trouvaient d’autres fillettes juives dont les parents avaient été arrêtés ou déportés vers l’est. Par l’intermédiaire de Micheline Bellair, la Sixième pourvut ces jeunes filles de faux papiers, puis l’assistante sociale les plaça une à une dans des familles adoptives. Après leur placement, elle allait rendre visite régulièrement à chacune d’entre elles, leur donnant l’impression qu’elles faisaient toutes partie de sa famille, et déclarant sa sympathie pour la religion juive. Dans le témoignage qu’elle effectua après la guerre, Esther décrivit Micheline Bellair comme « une grande soeur toujours pleine d’optimisme et en même temps, très efficace. Je me souviens que dans les moments des plus grandes restrictions alimentaires, elle trouvait moyen de m’apporter des friandises qui étaient pratiquement introuvables. » Toute cette activité avait été faite sans la moindre contrepartie et Micheline Bellair avait couru les plus grands risques en venant en aide aux Juifs.

Le 28 mars 1988 l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Micheline Bellair le titre de Juste parmi les Nations.

Gilberte Steig, avec le manteau clair, Micheline Bellair 2e à gauche

Micheline Bellair 1ere à droite

Micheline Bellair et Gilberte Steig avec des amis

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