Dossier n°3834 - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

André Bettex

Année de nomination : 1988
Date de naissance : 07/02/1909
Date de décès : 01/01/2005
Profession : Pasteur de la paroisse protestante
    Localisation Ville : Mazet-Saint-Voy (43520)
    Département : Haute-Loire
    Région : Auvergne-Rhône-Alpes

    Personnes sauvées

    L'histoire

    Pasteur André BETTEX

    De 1934 à 1945, André Bettex fut le pasteur de la congrégation protestante de Mazet-Ste-Foy, un village de Haute-Loire à cinq kilomètres environ à l’est de Chambon-sur-Lignon, qui était un bastion du protestantisme en France. Le pasteur Bettex avait été élevé dans la tradition de tolérance du protestantisme et avait de la sympathie et du respect pour les Juifs, qu’il considérait comme le Peuple élu. C’est pourquoi, lorsque la situation des Juifs devint critique, surtout après l’occupation du sud de la France par les Allemands en novembre 1942, il leur ouvrit les portes de son foyer et fit tout son possible pour les aider. Il abritait des Juifs chez lui une ou plusieurs nuits, jusqu’à ce qu’il leur ait trouvé une cachette dans sa congrégation ou dans une ferme voisine. Serge Vollweiler, un réfugié d’Allemagne, frappa à sa porte en mars 1943. Le jeune juif avait alors dix-huit ans, et venait de s’enfuir d’un foyer pour enfants où il s’était caché non loin du Chambon. La police française, ayant appris sa présence dans l’établissement, était venue l’arrêter. Il avait réussi à se sauver et avait passé trois jours dans la forêt avant de trouver le courage de frapper à la porte du pasteur. Ce dernier l’envoya chez Joseph Argoud (q.v.), un de ses paroissiens, après lui avoir donné de faux papiers et une carte d’alimentation au nom de Pierre Bernardon. Vollweiller devint berger dans la ferme d’Argaud où il resta jusqu’à la fin de l’occupation. Le pasteur venait de temps en temps vérifier que tout allait bien. Les deux hommes restèrent en relations après la guerre et Vollweiler continua à rendre visite à « son » pasteur auquel il présenta le reste de sa famille.

    Le 28 mars 1988, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah,  a décerné au pasteur André Bettex le titre de Juste parmi les Nations.

     

    Pasteur André BETTEX entre 1939 et 1945 sur les Routes du Haut Plateau

    Documents annexes

    BETTEX André (Pasteur)

     

    Les médias externes :