Dossier n°3835 - Juste(s)

Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Léonie Deléage

Année de nomination : 1988
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Agricultrice

Eva Philit Deléage

Année de nomination : 1988
Date de naissance : 10/07/1912
Date de décés : 17/07/2005
Profession : Agricultrice

Localisation Ville : Le Chambon-sur-Lignon (43400)
Département : Haute-Loire
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées

Cérémonies

    L'histoire

    Léonie Deléage et sa fille Eva Philit vivaient à Les Tavas, un village proche du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire). Ces deux femmes courageuses, hostiles au régime d’occupation, avaient mis leur maison à la disposition de l’OSE, l’Oeuvre de Secours aux Enfants juifs, qui avait créé un réseau de sauvetage. Madeleine Dreyfus, une des responsables de ce réseau, leur confiait des enfants que Léonie et Eva hébergeaient jusqu’à ce qu’on leur ait trouvé des familles d’accueil. Léonie Deléage allait souvent attendre ses petits hôtes à la gare du village, revenant chez elle avec quatre ou cinq gamins. Ils étaient bien soignés et bien nourris par leurs protectrices, comme en témoigna après la guerre Raymonde Herzlikowicz, qui avait pu apprécier la chaleur et la gentillesse d’Eva et de Léonie. Lorsque les autorités locales découvrirent leurs activités, les deux femmes ne renoncèrent pas; elles poursuivirent leur œuvre, simplement avec une prudence accrue. Un jour, Léonie Deléage apprit que la gendarmerie française et les Allemands s’apprêtaient à faire une descente dans le village, à la recherche de Juifs. Elle se hâta de trouver à ses petits protégés une cachette temporaire dans la forêt toute proche. Par ailleurs, les gendarmes vinrent plusieurs fois frapper à sa porte : à chaque fois Léonie et sa fille leur donnaient de fausses informations. Léonie aida également l’OSE à trouver des paysans disposés à héberger des enfants juifs. De façon plus générale elle se chargeait d’effectuer un travail de liaison pour le compte du réseau de sauvetage à Les Tavas et dans les environs.

    Le 28 mars 1988, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Léonie Deléage et à sa fille Eva Philit, le titre de Juste parmi les Nations.

    Le témoignage

    Elle vivait avec sa famille dans le village du Chambon-sur-Lignon, à la ferme des Tavas.

    Dès le début de l’Occupation et la mise en place d’un réseau d’aide aux juifs par le Pasteur André Trocmé, de nombreux réfugiés ont été hébergés dans la ferme familiale, entre autres : Raymonde Herzligowitch, Jacques Liveraut, Henri Kanariz, Maurice Alexkatz, etc.. En cas de danger, les réfugiés étaient dirigés sur la CIMADE. Tout le monde agissait en accord avec le Pasteur Trocmé.

    Documents annexes

    PHILIT DELEAGE Eva

     

    Les médias externes :







    Mis à jour il y a 11 mois.