Dossier n°4010

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Les Justes

Année de nomination : 1988
Yvonne Cellier
Année de nomination : 1988
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Directrice d’une maison de jeunes filles

Localisation Ville : Saint-Etienne (42000)
Département : Loire
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Pendant l’occupation, Yvonne Cellier habitait à Saint-Etienne dans la Loire, en zone sud contrôlée par Vichy. Elle était responsable d’un foyer pour jeunes filles. Yvonne était originaire de la ville de Tence, en Haute-Loire, non loin du Chambon-sur-Lignon. Un certain nombre de réfugiés juifs allemands, particulièrement menacés d’arrestation et de déportation, s’étaient installés à Tence. Parmi eux se trouvait la famille Brill et leur fille Gertrude, âgée d’une vingtaine d’années. Lorsqu’en novembre 1942 les Allemands occupèrent la zone sud, la situation des Juifs devint critique. Yvonne, consciente de la gravité du péril, trouva un refuge pour les parents Brill dans un village voisin de Tence et hébergea Gertrude dans le foyer qu’elle dirigeait, dissimulant soigneusement son identité aux autres pensionnaires. De temps en temps, elle réussissait à organiser une rencontre entre la jeune fille et ses parents, en la cachant dans une camionnette qui se rendait au village où ils séjournaient. Yvonne se chargea de Gertrude jusqu’à la fin de l’occupation sans chercher la moindre rétribution. Après la guerre Yvonne Cellier resta très liée avec la famille Brill.

Le 26 décembre 1988, Yad Vashem a décerné à Yvonne Cellier le titre de Juste des Nations.

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