Dossier n°4012

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Les Justes

Année de nomination : 1988
Simone Mairesse-Doise Pevenage
Année de nomination : 1988
Date de naissance : 18/12/1913
Date de décés : 14/02/2015
Profession : Coordinatrice des réfugiés du Chambon

Localisation Ville : Mazet-Saint-Voy (43520)
Département : Haute-Loire
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Personnes sauvées



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Simone Mairesse n’avait que trente ans lorsque son mari, officier dans l’armée française, fut tué à la bataille de Dunkerque en 1940. Elle était alors enceinte d’une petite fille qui naquit deux mois plus tard. La jeune femme habitait à Mazet-Saint-Voy à environ six kilomètres du Chambon-sur Lignon (Haute-Loire). Elle partageait son modeste logis avec sa mère, ses deux soeurs et une nièce. Malgré son deuil, elle décida de venir en aide aux Juifs qui fuyaient les persécutions. Elle contacta donc le pasteur André Trocmé (q.v.), dirigeant spirituel de la communauté protestante du Chambon, qui lui confia la tâche d’organiser l’accueil et le placement des réfugiés juifs. Elle accomplit cette mission de novembre 1942 jusqu’à la libération de la France, malgré tous les risques encourus tant par elle que par sa famille. Armée d’une connaissance approfondie de la région et de ses habitants, Simone Mairesse plaça des centaines de Juifs dans des familles d’accueil, leur sauvant ainsi la vie. Elle avait également accepté de servir d’agent de liaison avec le Service André, un réseau clandestin juif trés actif autour du Chambon-sur-Lignon. L’un de ses membres, Claude Spiéro, raconta après la guerre que sa mère et lui, cachés dans la région, avaient pu survivre grâce à l’assistance de la jeune femme, et notamment aux apports réguliers de fonds, provenant d’une organisation de soutien, qu’elle leur faisait parvenir. Simone Mairesse avertissait également les réfugiés et les résistants des descentes que préparaient les Allemands ou la milice.

Le 26 décembre 1988, Yad Vashem a décerné à Simone Mairesse le titre de Juste parmi les Nations.

 

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