Dossier n°4278

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Les Justes

Année de nomination : 1989
Emile Corjon
Année de nomination : 1989
Date de naissance : 11/07/1912
Date de décés : //
Profession : Agriculteur

Localisation Ville : Grenoble (38000)
Département : Isère
Région : Auvergne-Rhône-Alpes

Lieu porteur de mémoire



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Le père d’Emile Corjon était propriétaire d’un bâtiment de ferme à l’abandon dans la montagne, non loin de Grenoble. L’endroit était isolé. La famille Svoboda, des Juifs qui s’étaient enfuis de Vienne en août 1938 pour se réfugier en France, habitait à Lyon. Lorsque les Allemands occupèrent la ville en novembre 1942, les Svoboda prirent la fuite, comme un grand nombre d’autres Juifs. Après s’être cachés ici et là, ils trouvèrent refuge dans la ferme des Corjon. Ces derniers leur donnèrent asile et protection pendant plus d’un an, jusqu’à la Libération en août 1944. Pour Emile et les siens, il s’agissait d’une action parfaitement naturelle et moralement nécessaire. Après la guerre, Inge, la fille des Svoboda, rapporta dans son témoignage qu’Emile Corjon montait la garde la nuit pour leur permettre de dormir en paix. Les Allemands connaissaient en effet l’existence de la ferme malgré son isolement. Chaque fois qu’ils s’en approchaient, Emile réveillait les Svoboda à la hâte et les emmenait dans la forêt voisine, ou encore les dissimulait dans la grange jusqu’à ce que le danger se soit dissipé. Après la guerre, Emile Corjon et Inge Svoboda restèrent trés liés pendant de nombreuses années.

Le 4 juin 1989, Yad Vashem a décerné à Emile Corjon le titre de Juste des Nations.

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